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La Charge de la brigade légère

Film de Michael Curtiz Aventure 1 h 55 min 20 octobre 1936

Suite à l'imminence d'un conflit impliquant notamment l'Angleterre et la Russie, un officier des Indes est chargé de partir en Arabie pour fournir l'armée en chevaux. Alors qu'il s'arrête à Calcutta pour voir sa fiancée, la garnison est attaquée par le sultan Surat Khan, nouvel allié des Russes.

La Charge de la brigade légère, la vraie, pas le remake soixante-huitard de Richardson, est un grand film d'aventure comme on ne sait plus en faire. Pour ne pas confondre avec la douzaine d'autres charges de la même époque, il suffit de savoir qu'il s'agit ici d'une adaptation du fameux poème de Tennyson. Si vous ne connaissez pas, sachez que pour un écolier Anglais, ce poème est un peu aussi familier et aussi récité que les douze fables de La Fontaine les plus apprises de ce côté du Channel réunies... Le poème, et donc le film, racontent une charge de cavalerie suicidaire qui eut lieu pendant la guerre de Crimée au milieu du dix-neuvième siècle. Pour arriver à cette charge, morceau de bravoure magnifiquement filmé par Curtiz et qui fait pâlir de honte les misérables petites attaques numériques du Seigneur des anneaux et autres Troie, Errol Flynn passe par de nombreuses aventures, en Inde, Arabie et autres décors exotiques, il enfile à ravir une demi-douzaine d'uniformes tous plus seyants les uns que les autres, rivalise de prestance avec un David Niven tout jeune et se baigne dans la géopolitique comme un piranha dans le petit bassin d'une piscine publique. Ceux qui ont été élevés à la BD franco-belge des années 40 et 50, et il en reste, Dieu merci, by Jove ! retrouveront avec plaisir des dizaines de situations qui inspirent jusqu'à plus soif leurs jeunes lectures dominicales. Ce qu'il faut enfin retenir de ce film, c'est la présence, devenue habituelle depuis Captain Blood, d'Olivia de Havilland aux côtés du brave Errol. Olivia, et je m'en excuse, a beaucoup souffert dans mon panthéon personnel de son rôle pénible dans Autant en emporte le vent. Il m'a fallu de nombreux Flynn/De Havilland pour que cette image assez asexuée tombe en même temps que les écailles que j'avais sur les yeux et que je remette Olivia à sa juste place, celle d'une charmante héroïne de films d'aventures, pétillante et racée, enjôleuse et quelque peu piquante, mais toujours mignonnette à ravir (Il suffit pour s'en convaincre de la revoir en Lady Marianne). Alors voilà, puisqu'il parait qu'Olivia vit toujours, et à Paris de surcroît, je voudrais lui adresser quelques mots : Olivia, si tu es sur senscritique et que tu veux boire un verre avec moi, pas de problèmes, je suis célibataire jusqu'à dimanche, alors décide-toi assez vite !!!

P.S. Tu peux inviter ta soeur.

P.P.S. J'espère que tu n'as pas trop changé depuis tes vingt ans...

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