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Le Château de Cagliostro

Long-métrage d'animation de Hayao Miyazaki Animation, action, aventure 1 h 40 min 15 décembre 1979

Edgar de la Cambriole est un voleur virtuose. Accompagné de son ami Jigen Daisuke, il parvient à dérober le coffre fort du casino de Monte-Carlo.

SensCritique ayant eu la bonne idée de me faire l'affront de ne pas me décerner le badge "Miyazaki", je me suis résolu à enfin me frotter au premier long métrage du maître alors débutant, Le Château de Cagliostro, perclus de doutes et d'appréhension. Après tout, Miyazaki répondait là à une commande avec un scénario balisé et des graphismes et caractères préétablis quant aux personnages, bien installés dans la série narrant les aventures du petit fils d'Arsène Lupin. Comment alors exprimer son génie encore à éclore ?

Il serait injuste de comparer Le Château de Cagliostro avec les œuvres issues du studio Ghibli, l'économie de moyens se faisant clairement sentir dans ce film d'animation (foules figées, décors à l'économie, etc), on ne peut que saluer le travail de Miyazaki pour insuffler un maximum de vie à son long métrage. Il y aura toujours des éléments mouvants dans ses plans, qui donne à l'ensemble un dynamisme effarant. Il suffit de voir la scène de poursuite de voiture, jamais une deux chevaux n'a été mieux animée, sa fin bringuebalante m'a sincèrement ému...

Surtout, Miyazaki parvient à rendre cette histoire de cambriolage au long cours passionnante de bout en bout en ne relâchant jamais le rythme. On ne s'ennuie pas une minute (à l'instar du futur "Le Château dans le ciel") et bien que les personnages soient improprement présentés (puisque supposément connus par le spectateur japonais), on s'attache vite à eux, notamment ce Lupin III, bondissant, astucieux, séducteur au grand cœur avec toujours trois atouts d'avance dans sa manche.

La musique, pas foncièrement mauvaise, souffre évidemment d'une comparaison (injuste, mais on la fait quand même) avec le travail à venir de Joe Hisaishi. On pressent d'ailleurs que sur quelques plans contemplatifs faisant la part belle à la nature (déjà...), Miyazaki avait peut être autre chose en tête que des airs d'orgue répétitifs...

La note est peut être indulgente de par mon fanatisme pour le maître parmi les maîtres de l'animation, et encore, pas tant que ça. Sans véritablement transcender la commande, Miyazaki réalise pour son premier long métrage un film de haute volée au vu du cahier des charges, divertissant tout du long, bien au dessus de la mêlée du genre.

Le meilleur reste bien entendu à venir...

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