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Zardoz

Film de John Boorman Drame, fantasy et science-fiction 1 h 45 min 6 février 1974

En 2293, la Terre a été totalement dévastée, et seule une élite a gardé les connaissances acquises par l'humanité. Le reste de l'humanité consiste en des peuplades sauvages qui tentent de survivre. L'une d'elles, les exterminateurs, tue au nom de leur Dieu, Zardoz. Mais un jour, Zed, un exterminateur, décide de découvrir ce qui se cache de l'autre côté du visage de pierre de Zardoz, et pénètre chez les Éternels...

- Bon, Sean... tu permets que je t'appelle Sean ? Sean... Ce que je te propose, là, c'est, euh... comment dire, de passer 2 heures à l'écran en slip de drap rose et deux cartouchières de la même couleur. - OK. - Sinon, au niveau du look, tu seras magnifique: un catogan comme on en portera encore 20 ans grâce à toi et une moustache qui commence à faire fureur à New York ces derniers temps. - OK. - Tu courras dans la campagne irlandaise, tu tireras une charrette à mains nues... - OK - ... tu seras enseveli sous une vingtaine de vieillards libidineux - OK - d'abord tu diras pas grand chose et après tu tiendras des discours un peu philosophiques et abscons...euh... comment dire, parce qu'en fait, ce que je veux montrer à travers ce projet c'est ... - OK - par contre, Charlotte Rampling te montrera ses seins ! Et y aura d'autres ! Jolies aussi ! - OK. - Putain Sean, t'es un frère.

On imagine mal aujourd'hui ce qui a pu pousser l'ami Connery sur le plateau de ce Zardoz, nanar cosmique intemporel. Entre l'envie forte de se défaire de son image Bondienne et la réputation sulfureuse de Boorman qui sortait d'un Delivrance encensé par une partie de la critique, la jonction était finalement possible.

Si le délire visuel n'était pas si puissant, la prétention l'emporterait et l'ensemble ne serait QUE indigeste. Mais certaines scènes sont si rétinement fortes (le massacre final par les exterminateurs, par exemple), si ancrés dans ces folles seventies (on approche de la fin de ma décénie magique) que l'ensemble a toujours, aujourd'hui, une résonance certaine. Au delà du méli-mélo philosophico-erotico-écologico-religiosiphique (hop !) une ambiance, des scènes marquante, une époque révolue.

J'avais le souvenir d'une 7eme de Beethoven omniprésente et marquante. En fait, on ne l'entend qu'au début et à la fin. Boorman gardera une personnalité forte à travers "Excalibur" et la "foret d'Emeraude", et Connery, dont ce n'était que le deuxième film post Bondien (après le grandiose "The Offence") voguera ensuite vers de rivages plus... conventionnels.

Pas grandioz, mais quand même "nanarland-superboz !

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