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La flic chez les poulets

Film de Michele Massimo Tarantini Comédie et Érotique 1 h 30 min 12 février 1976

La belle Gianna veut montrer qu’au-delà de son corps de rêve, elle a aussi un cerveau de Sherlock Holmes. Elle entre par piston dans la police et devient vite la collaboratrice du commissaire… et l’objet de tous les fantasmes de ses collègues.

Je confesse, à ma grande honte, mal connaître le cinéma italien, pourtant auréolé d'un certain renom grâce à des réalisateurs comme Dino Risi, Ettore Scola, Federico Fellini ou Pier Paolo Pasolini. J’y travaille.

Mais derrière tous les chefs d'oeuvre transalpins, il y aussi toute une facette dans laquelle le cinéma a excellé c’est le cinéma populaire, voire d’exploitation. La touche italienne a crée le western spaghetti, grâce à Sergio Leone, des films horrifiques avec une sensibilité, pour ne pas dire sensualité, avec des réalisateurs comme Mario Bava ou Dario Argento, qui donneront naissance au giallo, entre le film d'horreur, le thriller et l'érotisme. Et beaucoup, beaucoup de comédies sans grandes prétentions, avec quelques jolies filles peu vêtues. Ne l'oublions pas, le soleil tape dur là-bas.

La poliziotta fa carrier voit la belle Gianna rêver de rentrer dans la police. Mais ses ambitions se heurtent à sa maladresse. Elle réussit pourtant à parvenir à ses fins, mais continue toujours d'accumuler les bévues. Un criminel de la drogue à attraper sera peut-être pour elle l'occasion de redorer son blason.

La flic chez les poulets (ce titre français!) ne tient que grâce à la prestance d'Edwige Fenech. Déterminée mais malchanceuse, comme dans tant d'autres comédies, elle n'a pourtant pas le profil d'une oie blanche grâce à son intelligence. Française d'Algérie, elle fera la majeure partie de sa carrière en Italie, notamment, à ses débuts grâce à ses charmes de brune volontaire. Charmes qui seront en partie dévoilées dans ce film à petites doses, pour émoustiller le public italien.

Au vu d’une grande partie de sa filmographie constituée de films polissons et de giallos, elle méritait bien un article chez Nanarland. Tout n'est pas à jeter dedans, attention, elle a joué dans quelques bons films.

Outre Edwige, le film a le charme de l'Italie de cette époque, ses paysages, ses petites voitures ou parler avec ses mains. Il n’y a pas plus cliché sur l’Italie qu’un film italien, il faut croire. Mais à part ça, rien n'élève le film de sa médiocrité, les autres personnages sont outranciers, l'histoire est inintéressante et les tentatives d'humour sont navrantes.

En tout cas, il a trouvé son public puisqu'une suite est tournée, trois ans après. L'histoire ne dévie pas trop, Gianna est toujours volontaire mais tombe sur des os, elle montrera un peu de sa peau et devra se défaire d'un affreux jojo. En fait, la structure est la même, jusqu'aux gags.

Ceci dit, cette suite semble aller un peu plus loin dans l'excès, dans son humour, et verse un peu plus dans l'humour mais aussi dans le nanar, à force d'en faire trop. Mais j'ai eu de gros problèmes pour lire le DVD en ma possession, la moitié du film étant probablement mal gravée, sans arriver à trouver le film sur Internet. Il se pourrait que cette suite soit meilleure que l'originale en étant cette fois involontairement drôle, là où le premier est encore trop bête au premier degré pour s'apprécier au second.

Dans le genre de la comédie polissone, on ne peut pas dire que cette série mérite particulièrement notre attention, malgré la beauté de la belle Edwige. Ne blâmons pas l'Italie, la France en a aussi réalisé un paquet, on parlera de Max Pecas un jour.

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