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Le Voyage fantastique de Sinbad

Film de Gordon Hessler Action, aventure et fantastique 1 h 45 min 20 décembre 1973

Afin d'aider le grand vizir de Marabia, Sinbad le marin et son équipage se mettent en route dans l'espoir d'atteindre la mystérieuse île de Lémuria. Malheureusement, l'aventurier des mers n'est pas seul dans cette quête, et le vil sorcier Koura fait tout pour se mettre en travers de son chemin.

Nathan Jura, le réalisateur du long-métrage d’aventure exemplaire Le Septième Voyage de Sinbad, cède sa place de metteur en scène à l’inconnu Gordon Hessler pour développer un nouveau projet visuel mettant en avant le fameux marin et tueur expert dans l’art de trucider des créatures fantastiques. J’avais deux bonnes raisons de vouloir visionner cette production, celle de trouver le plaisir de mater un long-métrage fantastique similaire au premier et également celle d’admirer des scènes de combat entre Sinbad et des créatures magnifiquement animées par le brillant concepteur d'effets spéciaux Ray Harryhausen. C’est à peu près de ce que j’ai mais pas avec autant de qualité, de charme et de réjouissance que la réalisation Le Septième Voyage de Sinbad.

Au niveau du scénario, la formule de base est bien appliquée, on nous dévoile une histoire d'un voyage fantastique, vers un monde hostile et peuplé d’un certain nombre de créatures belliqueuses et impitoyables. On retrouve les ingrédients qui ont fait le succès de la précédente réalisation, à savoir un marin qui brave tous les dangers se mettant à travers de son chemin, une présence féminine d’un charme ravageur, un méchant fourbe et sournois et un environnement dissimulant bien ses secrets. Une recette de base qui avait de l’importance à mes yeux, comme pour l’autre réalisation, le casting. John Phillip Law campe un Sinbad pas aussi charismatique que celui qui est représenté par Kerwin Mathews dans l’autre production, il a plus une allure de guerrier qu’un prince sauveteur de princesse mais dans son interprétation, il est tout à fait convaincant.

À ses côtés, on trouve une charmante Caroline Munro qui nous comble de joie et de plaisir avec ses jolies formes physiques gracieuses, c’est une présence féminine qui apporte un certain charme incontournable pendant le visionnage. Quant au reste du casting, ce sont des rôles bien joués, chaque acteur se met bien dans le contexte de la réalisation et campe brillamment des rôles de valeureux marins, affrontant toutes sortes de danger sortant de l’ordinaire sans hésiter. Bien entendu, mon plus grand intérêt de visionner cette production est l’animation prodigieuse des créatures par l’artiste chevronné Ray Harryhausen. Comme dans l’autre production, on compte un bon lot de créatures néfastes, diaboliques, tuant sans scrupules et pas évidents à les combattre.

L’animation de ces derniers est très convaincante, il y a un travail soigné dans la gestuelle et on a atteint une dégrée de la perfection artistique très remarquable dans les effets visuels, notamment celle de la statue imposante et géante avec ses six bras armés d’épées, nous offrant un combat à l’épée royal, démentiel et épique face à l’aventurier des mers. Personnellement, je n’ai pas été autant séduit devant cette vision de Sinbad que je l’étais devant l’autre réalisation, il manque une certaine magie et l’univers n’est pas aussi attirant et curieux que celui de l’autre film. Néanmoins, le cahier des charges d’un film d’aventure est rigoureusement bien respecté et dans l’ensemble, la production est bien foutue techniquement. On note une mise en scène simple à suivre, un rythme tout à fait en accord avec nos attentes et une régularité des scènes mouvementées accrocheuse. Un film d’aventure au ton perse très sympa à voir. 7/10

Sinbad est en ce moment avec le vizir, il est indispensable que leurs paroles me parviennent. La souris dans le mur donne aux murs des oreilles.

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