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The Mechanik

Film de Dolph Lundgren Drame et action 1 h 34 min 3 octobre 2005

Un ancien spetsnaz, Nick Cherenko voit sa famille tué par la Mafia russe. Il croit abattre tous les assassins. Plus tard, vivant comme mécanicien aux États-Unis, il découvre que le Parrain est encore en vie...

Dolph Lundgren. Cet homme me fascine au plus haut point. Il faut avouer que son parcours est plutôt atypique pour un action hero.

Très tôt il obtient une maîtrise en chimie dans le très prestigieux Institut royal de technologie en Suède (l'équivalent du MIT dans les pays scandinaves). Après un passage aux États-Unis à l'université d’État de Washington, il revient en Suède et décroche son diplôme. Arrive ensuite le service militaire dans la Marine royale. Peu de temps après, il part à l'université de Sydney en Australie et profite de petits boulots dont videur dans un bar vers King's Cross. En 1983, toujours à Sydney, il reçoit le très très prestigieux «programme Fulbright», une bourse d'étude très compétitif basé sur le mérite. Mais il y a un hic. Alors videur, il rencontre Grace Jones qui fera de lui son garde du corps et deviendront amants, peu de temps après ils emménageront tous les deux à New York. Après un petit séjour au MIT (et après avoir suivi des cours de théâtre), il décide de quitter la prestigieuse université et de devenir acteur. Grace Jones lui obtient un petit rôle dans Dangereusement votre puis tente sa chance pour Rambo 2, mais Sylvester Stallone ne le veut pas pour ce film. Il le veut dans Rocky 4 face à lui et ça marche. Le film lance la carrière de l'acteur et tout le monde le voit comme le nouvel action hero. La suite, tout le monde la connaît, il ne connaîtra jamais le succès escompté malgré quelques bons films (Dans les griffes du dragon rouge aux cotés de Brandon Lee ou encore Universal Soldier, où les critiques estiment qu'il a littéralement éclipsé son compagnon d'arme, le grand Jean-Claude Van Damme). En 2004, on lui donne la possibilité de réaliser un film, The Defender, remplaçant au pied levé un Sidney J. Furie assez malade. Plutôt fier du résultat, il se lance dans la réalisation d'un nouveau projet plus personnel et voici son deuxième film, The Mechanik, sorti en 2005.

Pourquoi est-ce que j'ai fait une longue introduction biographique sur cet acteur ? Je ne sais pas. J'aime bien l'homme derrière les muscles. Comme je l'ai dis plus haut, il me fascine. Et ses films aussi par la même occasion. En réalité, ce n'est que le deuxième film réalisé par Dolph que je voie (le précédent étant Commando d'élite sortie en 2009) et j'avais envie d'écrire quelque chose sur lui.

Je vais peut-être m'emporter un peu en disant cela : The Mechanik est un bon film. C'est même un film qui surpasse sans trop de difficulté les divers DTV du genre voire quelques blockbusters d'aujourd'hui.

Alors certes, l'écriture n'est pas sensationnel, les personnages sont très caricaturaux, le scénario tient sur un quart d'un timbre poste en plus d'être cliché, l’interprétation n'est pas fameuse... OUI C'EST BON ON A COMPRIS ! Mais il y a des qualités aussi : la réalisation est nerveuse et fluide, les scènes d'action sont bien foutues, les scènes dramatiques sont correctement gérées. Lundgren se paye même le luxe d'y insérer un thème cher à lui (que l'on retrouvera souvent dans les films qu'il a scénarisé comme Skin Trade) : le trafic d'êtres humains. Il faut savoir que Dolph Lundgren est un membre de la CAST (Coalition to Abolish Slavery & Trafficking) où il aide à obtenir des fonds afin de lutter contre ce trafic (il n'y est que depuis peu mais cela semble le tourmenter depuis le début des années 2000 selon ses dires, le fait d'être père de 2 filles doit aider je pense).

Mais il y a une chose que j'aime particulièrement avec ce film, et c'est pareil avec tous ceux réalisé par Dolph : c'est sincère. Y a pas plus bête comme raison. La plupart des DTV ou des blockbusters sont réalisés en nous donnant l'impression que le réalisateur ne s'est pas impliqué dans son travail, il n'y a pas de feeling qui passe à travers l'écran. Sydney J. Furie par exemple pour les DTV (Détention que j'ai vu directement après Commando d'élite où le manque de relation réalisateur / spectateur m'avait frappé), James Wan dans Furious 7 avait ce problème aussi.

Les films de Lundgren sont bons dans le sens où ils rappellent qu'il existe une relation particulière entre le réalisateur/artiste et le spectateur. Une relation spirituelle inexplicable avec des mots. Quand un auteur/spectateur ne veut faire qu'un avec son lecteur/spectateur (la théorie du Jean-Claude appliqué à l'art... que c'est beau). On sent que l'homme derrière la caméra veut nous fournir un travail honnête et sincère même si le résultat est hautement imparfait.

Et ça c'est beau ! (Jean-Claude Van Damme)

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