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Resident Evil : Chapitre final

Film de Paul W. S. Anderson Action, Épouvante-horreur, science-fiction 1 h 46 min 23 décembre 2016

Alice, seule survivante de la bataille de Washington contre les zombies, doit retourner à l’endroit où le cauchemar a débuté : le Hive à Raccoon City. C’est là, qu’Umbrella Corporation a regroupé ses forces pour mener un assaut final contre les survivants de l’apocalypse.

L’une des sagas horrifiques les plus prolifiques de ces dernières années touche (normalement) à sa fin avec se sixième opus de belle tenue. Avec le recul, sur quinze ans, on constate qu’un épisode sur deux est réussi quand les autres se sont avérés moyens voire nuls. En effet, le premier épisode était hésitant et déclenchait l’ire des fans en s’éloignant des fondamentaux du jeu vidéo. Ceci posé, les seconds et quatrième se plaçaient comme de bonnes séries B nerveuses et badass. On restait cependant sur un cinquième épisode complètement idiot et qui élevait le n’importe quoi au rang d’art que ce soit dans l’histoire, le déroulement narratif et la réalisation. On est donc satisfait que Paul Anderson (qui a signé quatre des six volets) rectifie le tir ici en condensant le meilleur de la saga.

Attention, on sait pourquoi on entre dans la salle et on ne va pas voir un épisode de « Resident Evil » pour réfléchir ou voir du cinéma pointu. C’est souvent très bête et l’histoire (si on peut appeler cela ainsi) n’est que le prétexte à un enchainement de course-poursuites et bastons avec un bestiaire horrifique totalement fou mais jouissif. On regrette que les combats soient encore filmés de manière épileptique et que l’on n’y voit pas grand-chose mais l’action est menée tambour battant du début à la fin et ne nous laisse aucun répit. Quant aux personnages ils ne sont là que pour se faire tuer ou faire avancer un l’action, donc inutile de leur chercher une quelconque profondeur psychologique. A l’instar des dialogues purement fonctionnels et enclins au même dessein. D’ailleurs on retrouve bien une progression du personnage principal par paliers, avec des épreuves bien diverses et variées, comme c’est le cas dans un jeu vidéo.

Le récit reprend encore une fois là où il s’était arrêté et se révèle un peu plus dense, toutes les questions laissées en suspens durant quinze ans trouvant leur réponse ici dans la limite de la logique des scénaristes. L’ambiance apocalyptique est très bien rendue quoique très inspirée de « Mad Max » dans la première partie du film et permet des plans d’ensemble de désolation de notre monde particulièrement réussis. Que ce soit dans l’horreur ou dans l’action, ce sixième opus ne manque pas d’idées, de bestioles génétiquement modifiées bien écœurantes à des gunfights épiques en passant par des scènes de destruction aux effets spéciaux plus que corrects. Le retour aux sources est bénéfique à la saga et permet pas mal de clins d’œil et de rebondissements souvent attendus mais efficaces. En somme, une série B pêchue et totalement décérébrée grâce à laquelle on en a pour son argent. La boucle est heureusement bouclée de manière satisfaisante, en espérant tout de même que ce soit vraiment le dernier.

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