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L’Espace d’un instant...

Documentaire de Cédric Klapisch 52 min 2 mars 2010

C’est le portrait d’une ballerine : Aurélie Dupont, danseuse étoile de l’Opéra national de Paris. En s’appuyant sur quatre héroïnes de ballet du répertoire, Cédric Klapisch peint pas à pas, couche après couche, les ressorts d’un engagement total.

Avec les pointes je suis restée littéralement scotchée, pour cela une citation : "Ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait". (Mark Twain ) Je me demande comment techniquement ce film doc a été monté. S'il est tiré d'archives et d'interview rajoutées ou bien si Madame Aurelie Dupont a été suivit durant toutes ses années, caméra à son insu. La qualité de l'image est très moyenne mais cela donne des vieux jeux de lumière et je dois dire que ce mélange authentique est assez bien fait. La longueur de la vieille bobine est parfaite ! Les interviews sont presque toutes prises en hauteur pignon sur rue et me rappel des scènes de la trilogie " L'auberge espagnole". La fibre de Klapisch est là. Ces dernières sont accompagnées de Marie-Agnès Gillot, autre danseuse étoile. Elles enrichissent le tout avec un soupçon d'évidence sur l'aspect discipline non négligeable mais ce qui est intéressant c'est la relation chorégraphe/danseur et de la mise en valeur de la personne.

On y trouve également des danseurs tel que Manuel Legris, compagnon de danse d' A.D avec qui il forme un duo spectaculaire. L'homme n’apparaît plus que de par sa force et nous montre que grâce et virilité vont de pairs. Adulé face à toutes ses danses intenses, une scène m'a beaucoup plu, celle que j’appellerais le "baiser voltige" : C'est une femme qui pendant un baiser se pends au cou de son bien-aimé qui l'a surélève et l'a fait flotter dans courant très poétique.

Aurélie s'élève merveilleusement dans sa destinée. Elle est belle dans tous ses mouvements. Et tout simplement elle rentre chez elle incognito loin des paparazzis qui préfère mater les poupées sur les chaînes de l'après-midi. Un film qui donne envie d'apprécier d'autres spectacles, d'autres ballets, de revisiter ses classiques, de fabriquer du rêve. Mister Klapisch m'énerve, il sait encore et toujours saisir "L'espace d'un instant".

NB : La scène "Abandon" in "The parc" (dans le DVD) sublimée par la douce mélodie de Mozart avec ses choré très suggestives sans tomber dans l’obscène, sont à voir.

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