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Gingerclown 3D

Film de Balázs Hatvani Comédie et Épouvante-horreur 1 h 23 min 9 mai 2013

Avec Erin Hayes, Ashley Lloyd Luke, Michael Cannell-Griffiths

Véritable hommage aux années 80, Gingerclown 3D raconte l'histoire d'un groupe de jeunes (avec tous les clichés du genre : le quaterback de l'équipe de foot, l'intello à lunettes, la jolie fille qui sort avec le school bully mais qui pourrait finir avec un copain plus cérébral ...) qui ira se...

Le titre de cette critique ne vole certes pas haut mais est représentatif d'un film qui ne se contente pas seulement de flirter avec le plus bas plancher mais de creuser davantage le sillon de la médiocrité. Un film dont l'intérêt d'en réaliser une critique est tout aussi limitée mais utile néanmoins pour comprendre à quel point cette chose est affligeante et doit être évitée comme la peste.

N'y allons pas avec le dos de la cuillère: Tout est mauvais dans ce "Gingerclown 3D". Et pourtant, imaginez un film d'horreur avec des acteurs emblématiques voire iconiques d'un genre, dont l'intrigue se déroule dans un parc d'attractions abandonné, pendant les années Reagan. Un synopsis tout ce qui a de plus classique mais qui peut s'avérer efficace. Il y a de quoi rêver pour un fana d'horreur. Ce film n'existe pas. Pas encore. Dans tous les cas, ce n'est pas "Gingerclown 3D".

La médiocrité s'amoncèle dès le début, définie en quelques minutes seulement par le piètre jeu des acteurs (Un bad boy gros et lourdeau, un nerd timide et une jeune fille stupide, au regard vide, au jeu inexistant.) Ensuite, ce taux de médiocrité se nivèlera par le bas tout le long du métrage et en conséquence; Les protagonistes se jetant systématiquement dans la gueule du loup plutôt que de rebrousser chemin et de ressortir de ce funland aussi rapidement qu'ils ne sont rentrés, ou de contourner simplement les bâtiments, mais ça ne leur viendrait même pas à l'esprit.

Le danger n'est d'ailleurs pas considérable, les monstres étant pour la plupart immobiles et ne semblant pas représenter quelconque menace. De ce côté là, et si d'aventure vous vous y aventurez, ne vous étonnez pas si vous ne retrouvez pas d’effusions de sang ou un certain bodycount. Il n'y a, par ailleurs, qu'un et un seul meurtre, semi-gore qui arrive tardivement et de manière fauchée.

Mais tiens, Gingerclown, vu son casting, il doit bien y avoir son lot de clowns non? Même pas! Au risque de vous étonner, ce Gingerclown n'en contient aucun. Pas le moindre bout de nez rouge à l'horizon. A la place, par contre, le bestiare se voit composé de créatures peu crédibles au look ridicule, mal conçues, à l'animation inexistante qui y sont élues. Le leaderprice des monstres en somme.

Ce qui marque d'entrée de jeu ce film, c'est bien le style particulier apporté au décor. Mais ce n'est là dedans que justification d'une œuvre dépourvue de moyens. Un style sommaire et laid qui se confond avec les décors en carton-pâte et les créatures risibles.

La visite du parc vaut-elle au moins le détour? Non plus...Décidément... L’environnement n'est pas du tout exploité. La plupart du temps, les personnages visitent des bâtiments vides dans l'obscurité la plus totale.

Gingerclown 3D n'a absolument aucun rythme. Le visionnage de ce fait parait durer des heures tellement c'est vide. Et tellement il ne se passe rien. L'ambiance est absente, il n'y a aucune tension, aucune vie, c'est plat, linéaire. Sans parler des dialogues, vides de sens et à la limite du compréhensible.

Parfois, certaines productions ne méritent pas l’appellation "film". "Gingerclown 3D" est une daube estampillée "film". Une telle mésaventure, somme toute assez basique semblait prometteuse et annoncer la couleur. Hélas, le résultat est en dessous de toute attente. Une bien inénarrable contre-performance.

Il n'y a pas besoin d'en ajouter. Gingerclown, c'est un néant artistique et filmique intégral. Du vide bâti sur du vide et comblé avec encore plus de vide. A aucun moment, ça ne décolle. A aucun moment, ça ne se montre drôle ou effrayant, et surtout, à aucun moment ça ne divertit.

Dans le même registre, il est préférable et fortement conseillé de se tourner vers le déjanté "Killer Klowns from outer space" (1988) des frères Chiodo, nettement plus fun, original et ...réussi. ça ne paie pas de mine mais ça vole déjà beaucoup plus haut que ce..."film".

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