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Le Temple du lotus rouge

Film de Ringo Lam Arts martiaux, drame et aventure 1 h 44 min 31 mars 1994

Avec Willie Chi, Carman Lee, Wong Kam-kong

Après avoir tué tous les pensionnaires du Temple Shaolin, la secte du Lotus Rouge en cherche les derniers disciples. Fong Sai-Yuk, un des plus prestigieux, est enfermé dans le Temple du Lotus Rouge, un labyrinthe démoniaque dirigé par un fou sanguinaire, dont personne n'est sorti vivant. Pour...

Suite à la destruction du temple de Shaolin par l'empereur, les disciples sont tous en fuite. Nous nous retrouvons vite auprès de deux d'entre eux, un moine (un peu vicelard, comme il se doit) et un disciple (qui se trouve être son neveu). Ils trouvent refuge auprès d'une jeune femme, mais ils ne peuvent rien contre la cruauté et la force de l'armée. Le disciple et la jeune femme sont emprisonnés dans un étrange palais de la mort. très vite, le film, comme beaucoup d'autres dans sa catégorie, se fait remarquer par un mélange des genres qui ne cesse de m'étonner dans le cinéma oriental. De l'action, certes, mais parfois une ambiance sombre à la limite du surnaturel, de la sensualité simili-érotique et même de l'humour leste. En effet, dans les premières minutes, alors que tout semble désespéré pour les personnages, alors qu'ils sont entourés de gardes, entre deux combats, on assiste à quelques gags autour du moine libidineux qui aime mettre ses main là où la décence l'interdirait. Mélange des registres qui paraît curieux mais qui est fort rafraichissant (surtout quand on connaît la suite, où l'on n'aura pas la moindre occasion de rire).

Bien entendu, dans ce genre de film, on attend surtout les combats. Ici, s'ils sont bien chorégraphiés, et assez nombreux, ils pêchent par un défaut principal : la réalisation est trop statique. ça n'empêche pas qu'on puisse y prendre plaisir, mais ça gâche un peu l'ensemble, quand même. Surtout que les adversaires sont valeureux, que diable ! Il y a, parmi eux, une femme masquée à la fois terrible et efficace. Et puis, il y a le patron, le seigneur du palais. Si on se rappelle l'adage selon lequel le méchant est essentiel à la réussite d'un film, on peut dire qu'une bonne partie du plaisir éprouvé à voir ce film repose sur ce méchant-là, sadique, cinglé, imprévisible, capable du pire et du toujours pire, il est un régal.

La grande surprise, et l'intérêt principal du film selon moi, c'est, non pas les combats, mais le décor. L'essentiel du film se déroule dans ce palais qui est un véritable temple de la mort. Dès l'arrivée des personnages, on est plongé dans l'ambiance : des monceaux de crânes, des bras plantés dans le sol, des cadavres en train de pourrir... On sent qu'on ne vient pas ici pour s'amuser. Et l'intérieur est encore mieux : pièces secrètes, oubliettes remplies de cadavres, un nombre incalculable de trappes, des pieux, des projectiles mortels qui sortent des murs ou des statues, des ponts-levis, et tant d'autres surprises qui ponctuent ce voyage halluciné dans un décor cauchemardesque. Rien que pour ça, le film vaut d'être vu.

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