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Le Promeneur de l'éternité

Film de Tom Kennedy Épouvante-Horreur et science-fiction 1 h 23 min 1982

Avec Ben Murphy, Nina Axelrod, Kevin Brophy

Un momie vieille de 3000 ans, rapportée d'Egypte par Douglas Mac Cadden un archéologue américain, est libérée de son sommeil après avoir été soumise aux rayons X, et se révèle etre un extra-terrestre. Désormais, ce promeneur de l'éternité se met en quete de cinq cristaux subtilisés par l'un des...

Les séries b de science fiction, c'est un peu comme une passion à part entière. Surtout quand elles viennent de Roger Corman, aka le producteur de la Cannon, maîtresse des productions minimalistes au possible, d'hier comme d'aujourd'hui, génie de la série b comme de la série z. Le soucis, c'est que je les préfère tout de même bonnes, lesdites séries b. A la différence prêt que ce "Time Walker", "Le Promeneur de l'éternité" en français ( au titre très alléchant, il faut le dire ), est une infâme daube, du niveau d'un Uwe Boll. Sans déconner.

Dès le départ, le métrage commence mal. Moche à souhait, inesthétique au possible, mal écrit, mal joué, ça commence vraiment mal. Faut dire que c'est pas vraiment agréable à l'oeil, ni plaisant pour les oreilles. Les doublages, merdiques, terminent un film qui commençait bien mal. En plus d'un scénario inepte. Mais nous allons y venir, patience.

Le travail de mise en scène est, en soit, fortement banal et franchement in-artistique; c'est sans prise de risque, sans recherche d'originalité évidente, sans talent particulier. Parce qu'il faut le dire, le metteur en scène, illustre inconnu, ne produit rien de bien intéressant; pire, c'est juste banal au possible, d'une simplicité terrible.

Pas de patte artistique, donc. La même pour l'interprétation globale. Rien de bien intéressant au menu, ni de vraiment aguicheur, si ce n'est son titre et son affiche. Oui, j'y reviendrai. Aucun d'entre eux n'a de charisme, de présence réellement marquante. Ni de talent. Oui, comme pour la mise en scène. Car faut le reconnaître, le métrage transpire l'amateurisme; c'est pas tant d'un manque de conviction que souffre le métrage ( car de la conviction, les acteurs en ont; c'est à mon sens une évidence, surtout en ce qui concerne le protagoniste de l'oeuvre ), non, c'est surtout, comme je l'ai précédemment avancé, d'un manque flagrant de talent.

Sûrement que Corman les a tous sélectionnés pour la faiblesse du nombre de zéros dans leur chèque; quand on connaît le personnage, c'est en rien surprenant. Et pis faut quand même dire que ça se ressent dans le résultat final; il manque quelque chose, ce petit truc qui en aurait fait un bon film. Oui, c'est cela : il manque du travail, de la rigueur dans l'écriture, notamment.

Une rédaction terriblement approximative, d'ailleurs; outre des dialogues au raz de la nullité, l'intrigue elle-même se démarquera de par son manque de constance et de rythme; c'est rythmé de manière complètement bâtarde, avec un aspect je-m'en-foutiste des plus détestables. A y ajouter, également, des maquillages ridicules et pathétiques.

Le réel soucis du film viendra surtout de tout ce qui touche à sa promotion; son titre et son affiche, donc. Là, c'est la débandade. Le titre, sublime au possible, s'alliant à une jaquette de forte présence, avec un côté mélancolique fortement aguicheur, donne un résultat final n'ayant finalement aucun rapport avec ce qu'on nous promettait. Oui, c'est mensonger. Oui, c'est l'arnaque. Oui, c'est faiblard. C'est cela que ce "Time Walker".

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