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Hell Night

Film de Tom Desimone Thriller et Épouvante-horreur 1 h 41 min 28 août 1981

Avec Linda Blair, Vincent Van Patten et Peter Barton

Pour leur initiation, quatre nouveaux venus dans la fraternité Alpha Sigma Rho doivent passer la nuit dans un vieux manoir abandonné. Douze ans auparavant, le propriétaire du manoir avait tué sa famille avant de s'enlever la vie. La légende veut qu'un membre de la famille ait survécu et hante le...

Principalement connue pour avoir interprété le rôle de l'enfant possédée dans L'Exorciste, Linda Blair déclare dans sa biographie : « Je voulais jouer une princesse. Je voulais jouer dans les films Disney, je voulais jouer dans Lassie, je ne voulais pas jouer un monstre. » Dans Hell Night, réalisé 8 ans plus tard, on la retrouve à l'occasion d'une soirée étudiante qui va mal tourner, déguisée en petit chaperon rouge sexy genre capuche, grosse robe à froufrous et corset qui lui écrase les roploplos.

L'histoire suit les quatre bisus d'une de ces organisations étudiantes à lettres grecques très répandues aux États-Unis, autrement appelées confréries, et plus spécialement fraternités ou sororités dans les cas non-mixtes.

L'ambiance ici est à la mixité des genres, sous la bannière Alpha Sigma Rho (qui en réalité, j'ai vérifié, est le nom de la confrérie des femmes asiatiques de l'Université de Géorgie). Les quatre aspirants greeks doivent rester jusqu'à l'aube derrière les grilles verrouillées d'un vieux château, sur lequel pèse une terrible légende urbaine : une nuit voilà douze ans, le riche propriétaire du manoir a démembré toute sa famille avant de se pendre, mais l'un des enfants aurait survécu. Celui-ci reste porté disparu, et on dit qu'il erre la nuit dans les recoins de la demeure sous une forme monstrueuse, probablement en quête de chair fraîche mouahaha.

Jusque-là rien de surprenant, on sait que les confréries offrent en général tout un panel d'activités extrascolaires inattendues et perturbantes, destinées à "renforcer le lien social". L'idée ici est que les anciens membres ont truffé le bâtiment d'effets spéciaux en tout genre. Un biais scénaristique plutôt ingénieux, pour nous ballotter au même titre que les personnages entre les fausses alertes et les véritables menaces.

Le film alterne donc entre les codes du teenage slasher movie et du film de maison hantée, avec toujours cette tendance du meurtrier à punir en priorité les personnages épanouis sexuellement, ainsi que les gros gravos. Le chef de la confrérie est d'ailleurs un gros Gérard qu'on retrouve dès les premières minutes à tripoter le décolleté de la vendeuse de pop-corn, pour aussitôt s'en détourner comme un clébard vers d'autres horizons encore plus gros.

Les effets spéciaux dans le film consistent principalement en des haut-parleurs cachés derrière les rideaux qui lancent de temps en temps de faux cris plutôt délirants en ce qu'ils sont extrêmement longs et stridents. Ils viennent bientôt se superposer aux cris des véritables meurtres si bien qu'on ne sait plus où donner de la tête. Le jeu d'échos entre les effets spéciaux du film et les effets spéciaux dans le film est plutôt bien tenu jusqu'au bout, le moment que j'ai trouvé le plus effrayant étant d'ailleurs l'apparition d'un étudiant masqué. On évite aussi le cliché du ah mince j'ai cru que c'est un monstre mais en fait c'est mon pote.

La plupart des personnages remplissent nos attentes en terme de comportements erratiques voir franchement bêtes, mais d'autres nous surprennent par leur ingéniosité. L'héroïne, qui est bien entendu la dernière à survivre, oscille un peu entre les deux, jusqu'à détourner le principe du fusil de Tchekhov de manière habile pour une mise à mort du monstre plutôt classe.

Pourquoi seulement 6 me direz-vous ? Parce que ça reste du film d'horreur de série B un peu chiant, comme il est dit dans la seule autre critique du film sur ce site, ça consiste surtout à voir des personnages marcher dans les couloirs avec une bougie à la main.

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