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L'Éventreur de New York

Film de Lucio Fulci Épouvante-Horreur, thriller et Érotique 1 h 31 min 4 mars 1982

Avec Jack Hedley, Almanta Suska, Howard Ross

New York est en état de choc. Une vague de crimes abominables s’est abattue sur la ville. Des jeunes femmes sont retrouvées mortes et mutilées. Le policier Fred Williams, chargé de la douloureuse enquête, est bientôt contacté au téléphone par un homme parlant avec une voix de canard, et prétendant...

Si je devais comparer cet Éventreur de New York aux chefs-d’œuvre du genre « giallo », je dirais qu’il est moins réussi au niveau esthétique et sonore, mais beaucoup plus gore ce qui peut en rebuter certains vu qu’en plus, les effets sanglants (et vas-y que j’te découpe un téton à la lame de rasoir !) sont très réussis… Mais il n’y a pas que cela pour vous mettre mal à l’aise.

Fulci livre sa vision d’un New York glauque, promène sa caméra dans des rues toujours plus malfamées, la pose dans des cinémas pornos aux éclairages d’un rouge peu ragoûtant et ne nous présente presque uniquement que des personnages pervers… C’est poisseux, malsain, angoissant.

Il y a du bon et du mauvais. Comme dit plus haut, c’est violent, d’une violence frontale, repoussante, vous vouliez du sang ? Vous allez en avoir pour votre argent. Les femmes ne sont là que pour deux raisons : permettre au spectateur de se rincer l’œil avant de passer à la casserole puis, de passer l’arme à gauche, avec le plus d’hémoglobine possible, merci mesdemoiselles. Car notre tueur ne ménage pas ses efforts, moult attaques parsèment le long métrage et ce n’est pas plus mal car il faut bien avouer que cela ne casse pas trois pattes à un canard au niveau du scénario… « Canard » : vous avez dit « canard » ? (enfin « j’ai dit » mais ne chipotons pas)… Ce qui m’amène au petit souci tout de même majeur du film : qu’est-ce donc que ce tueur qui nous imite Donald Duck au moment des crimes ou au téléphone ?! Oui, oui, z’avez bien lu, le gus imite le colvert. Alors j’adore nos amis à bec, je les trouve rigolo et tout, quand ils plongent pour pécher, leurs papattes et leurs cuculs s’agitant au-dessus de la surface de l’eau, patauds pataugeant au milieu des miettes de pain jetées çà et là par les seniors nostalgiques de l’ami Saturnin, mais flûte ! On a rarement vu moins effrayant qu’un canard, à part peut-être… Oui : le coin-coin du canard. Heureusement, et surement de peur de passer dans la cuvette, notre zigouilleur va se contenter de souvent trucider en restant coi(n), nous l’en remercions.

Pour conclure, et malgré ses défauts, Éventreur de New York reste un giallo de plutôt bonne facture, efficace en tout cas et qui devrait contenter les amateurs du genre, et peut-être encore plus, ceux de films plus gore. Coin. Euh… Point.

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