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Battlefield Earth : Terre champ de bataille

Film de Roger Christian Action, aventure et science-fiction 1 h 56 min 12 mai 2000

Avec John Travolta, Barry Pepper, Forest Whitaker

En l'an 3000, la Terre n'est plus qu'un désert, et l'homme une espèce en voie de disparition. Mille ans auparavant, les féroces Psychlos ont envahi notre planète, anéanti ses défenses, rasé ses villes et aboli ses institutions. Le chef de la sécurité des Psychlos, Terl, est un des personnages les...

Battlefield Earth est-il un mauvais film ? Oui assurément. Est-il complètement con ? Rien n'est plus sûr. Pourtant, je ne sais pour quelle raison, je l'ai trouvé sympathique à suivre, même s'il cumule conneries sur conneries et un non-sens absolu. Adapté d'une histoire de L. Ron Hubbard, auteur de science-fiction (de merde) et surtout connu pour avoir fondé l'église de scientologie, le film nous place 1000 ans dans le futur, sur une Terre où les humains ont été réduits en esclavage par des extra-terrestres. Jonnie (Barry Pepper), vivant reclus dans une tribu, voudra partir à l'aventure, et se fera capturer — comme un gland — pour rejoindre les autres esclaves. Instruit par des geôliers — un peu con — interprétés par John Travolta (lol) et Forest Whitaker (oh no!), notre héros finira par devenir suffisamment moins teubé pour organiser une rébellion pour nicker la gueule à tous ces fumiers d'aliens poilus. Tout le monde le sait, il suffit d'un héros et d'une bande d'esclaves dégénérés pour reprendre le contrôle d'une base militaire américaine et fumer leur race à tous ces aliens en pilotant des avions de chasse qui fonctionnent toujours au poil, même après 1000 ans sans entretien (les avions américains ça trou l'cul !). En même temps qu'on regarde le film, on ne cesse de penser à ce qu'a bien pu prendre Hubbard pour nous pondre cette merde, et c'est ce qui, par un phénomène inexplicable, nous fait suivre cette bouse avec intérêt, nous demandant constamment jusqu'où tout cela va nous mener et/ou en attendant une nouvelle merdouille de mise-en-scène. Parce que Travolta, en plus de danser comme un gland le samedi soir, il a même pas mal quand son bras se fait dégommer par un tir de phaser, d'ailleurs il marque même une pause et tâtonne son épaule avec une stupéfaction aussi crédible qu'un John Travo... euh bah en fait aussi crédible qu'il peut l'être. Vraisemblablement, quand on voit la connerie des aliens, on se dit que quand il nous on envahit, la Terre entière devait organiser une LSD-party et n'a rien calculé, parce que ces andouilles, qui ont conquit la planète pour son or, sont tellement peu finauds qu'ils n'ont même pas capté Fort Knox, le plus gros dépôt fédéral d'or Américain. Comme quoi, le jour où l'on se fera nicker par les aliens, ça sera, selon Hubbard, des aliens finis à la pisse. On s'étonne également que les effets-spéciaux soient pas top alors que c'est une grosse production, mais on comprend mieux cela quand on sait que les réalisateurs n'ont utilisé que la moitié du budget et envoyé le reste dans les caisses de l'église de scientologie (en même temps les producteurs devaient être un peu à la masse pour filer du blé pour ça). Pour conclure Battlefield Earth est un gros nanar, mais un bon nanar, principalement car malgré sa nullité il arrive à capter son audience et involontairement nous faire marrer, et se révèle être un must-see entre potes qui veulent se fendre la gueule pendant une soirée Kro. Certains tiqueront en voyant que je met un 10 à ce film, mais c'est ce qu'il mérite, étant l'antithèse de tout ce qu'il ne faut pas faire quand on veut faire un — vrai — bon film, et a fortiori une pierre indispensable au cinéma, merdeuse certes, mais indispensable.

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