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Die Hard Dracula

Film de Peter Horak Comédie et Épouvante-horreur 1998

Avec Bruce Glover, Denny Sachen et Kerry Dustin

C'est une adaptation moderne de la légende de Dracula. Steven, un américain, est dévasté par la mort de sa petite amie et va décider d'aller en Europe afin d'y rechercher le bonheur. Un accident de voiture va l'amener tout droit dans un petit village qui se trouve littéralement dans l'ombre du...

Enfin ça y est ! Je l’attendais tant ! Après des mois de recherche pour trouver l’un des plus intrigants films crétins du dimanche de ma liste de prépa j’ai finalement réussi à mettre la main dessus et qui plus est de façon a priori légale, oui ça y est je l’ai vu ! ...

DIE HARD DRACULAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARGH !

Quand on commence Die Hard Dracula, un premier questionnement se pose à nous, le décalage des thèmes est si étrange que l'on se demande si l'on aura droit à un film de vampire sous la forme d’un abrutissant navet, d’une comédie parodique fauchée, ou à un revirement de choix conceptuel d’un film sérieux à un film en roue libre décidé devant la qualité des premières scènes réalisées. A la fin du générique on est fixé, le film est généreux : nous aurons les trois. Heureusement tout y est ! Tous les défauts inhérents à un bon gros navet sont tous sans exception présents dans ce film, un condensé d’une heure trente de nanaritude dans la plus pure tradition du genre.

Mais alors de quoi donc ça parle ? Et bien même le scénario n’a aucun sens avec un début qui flirt entre le teenage movie façon sharksploitation dans un lac, et les phénomènes incultes (oui oui) le tout sur une musique pop qui fleure la musique commerciale bon les années 80, mince le film date de 1998 et a 20 ans de retard. Les amateurs apprécieront, les autres trouveront que le film a probablement déjà étrangement vieilli et qu’entendre une sous-Cindy Lauper pourrait bien éloigner le but premier du film : regarder quand même un bon film d’horreur vampirique.

Dans ce film le son est un ennemi mortel tant le directeur artistique, probablement la même personne que le scénariste et le réalisateur, décide de faire profiter son talent pour le montage sonore et juxtapose sans vergogne une musique sirupeuse tout droit sortie d’un vieux porno à de la musique classique, domaine publique oblige, c’est moins cher, et puis le classique ça fait intello. Mais si au moins c’était bien fait ! Mais non ! Même là rien n’est épargné avec moins de talent qu’un apprenti monteur, ainsi entend-on s’arrêter abruptement toutes les musiques.

Mais heureusement il y a un vampire ! que fait-il éloigné de sa Transylvanie ? Pourquoi ? Et surtout comment ? Les réponses à ces questions ne sauraient être dévoilées ici tant le bricolage est magnifique. Mais quel vampire mazette ? A-t-on jamais eu idée d’avoir un vampire arthritique semblant fonctionner le plus souvent sur un espace-temps différent puisqu’il va littéralement bouger au ralentit, heureusement les gentils sont suffisamment crétins pour suivre.

Les gentils justement, pas malins pour deux sous. Oh je n’avais plus vu pareille brochette de clichés depuis Violent Shit III qui m’avait déjà fait plongé bien bas et m’avait alors obligé à sortir prendre l’air en marchant comme un zombi. J’ignore lequel des gentils est le plus cliché, mais si je devais en dire le plus sans tout dévoiler je pourrais simplement me contenter de dire que les acteurs semblent avoir été recrutés sur le bord du trottoir et que leurs costumes semble avoir été loués au magasin « tout pour la fête » du coin, avec une mention spéciale à Van Helsing dont le visage et le jeu de scène rappelle étrangement un David Hasselov sous le coup d’un début d’empoisonnement à la dioxine.

Heureusement, le film ne s’arrête pas qu’à sa musique d’une grande qualité et à son jeu d’acteurs irréprochable, car si celui-ci semble avoir été réalisé avec les pieds dans la lisière une forêt a priori tout ce qu’il y a de plus américaine en dépit du lieu supposé du film (Moravie, République Tchèque), les effets spéciaux eux ont clairement été faits en Roumanie, avec un talent pour le bricolé qui frise le zéro absolu, à base de fond vert et d’effets de profondeur affreusement mal gérés. C’est bien simple, plus le film avance moins il semble y avoir d’argent pour les effets spéciaux… l’habillage des acteurs…la location du matériel… l’éclairage ?? Oui même l’éclairage se barre et les effets spéciaux plus low-cost que jamais offrent l’étrange impression d’une caméra prête à rendre l’âme, et on la comprend la pauvre.

Voici certainement l'adaptation la plus bancale de Dracula qu'il m'ait été donné de voir, grâce à tout un ensemble de détails qui rendent la production encore plus mal fichue que je me refuse à vous communiquer ici, tant ce film regorge de perles dont cette critique ne dévoile qu’une mince partie. Tout ça n’est qu’une adaptation très libre et ultra-fauchée de l’œuvre, jouée avec les pieds, un beau moment de nanaritude sans aucune subtilité. Rien que pour voir un authentique décalage provenant d’un film parfaitement mauvais, tant tout est faux et mal joué, ou tout simplement mal mis en scène, à ce niveau c’est poétique et ça vaut vraiment le détour, vous n’en passerez pas un mauvais moment. Ce film est d’une rare beauté tant il est mauvais, si l’on pouvait le recommander plusieurs fois, je le ferais certainement

De quoi réveiller Braham Stoker à force de le faire se retourner dans sa tombe, tu parles d'une ironie.

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