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The Devil's Rock

Film de Paul Campion Fantastique, guerre et Épouvante-horreur 1 h 23 min 13 mai 2011

Avec Craig Hall, Matthew Sunderland, Gina Varela

À la veille du débarquement en Normandie, pendant la seconde guerre mondiale, deux commandos néozélandais sont envoyés détruire un canon sur une île anglo-normande afin de créer une diversion. Ce qu'il découvre en réalité, dans un bunker isolé, est un plan d'Hitler pour contrôler les forces...

The Devil's Rock, c'est le petit film de série B de festival bisseux classique, avec un pitch et un scénario plus carré tu meurs.

Deux bidasses pendant la seconde guerre mondiale la veille du débarquement partis pour dézinguer un vieux canon de l'axe, un bunker dans lequel il se passe des trucs chelous et dans lequel ils vont bien évidemment rentrer, c'est parti !

C'est bien cheap hein, y'a dix acteurs à tout casser dont un démon intéressant sur le papier mais concrètement hideux (Sans CGI cependant, très bonne idée), les scènes où ils se tapent dessus sont molles et on dirait qu'ils se filent des claques avec des éponges mais je dois avouer que visuellement c'est pas laid du tout.

Le gros plus c'est que le réalisateur à su se débrouiller avec son budget microscopique pour donner une petite série B sympa avec pas grand chose. Un livre du mal breton (avec des fautes d'orthographe, c'est très drôle) un bunker architecturalement étrange avec son labyrinthe de couloirs plongé dans l'obscurité, un poster - croix gammée sur un mur, pas mal de ketchup et deux trois mannequins pour des scènes d'horreur amusantes. Le résultat est bien entendu carrément oubliable mais ça se laisse suivre, et montre certaines qualités de réalisation (le plan final est bien cool), peut-être un futur réalisateur à la Ti West.

Les quarante premières minutes fonctionnent assez bien, mais passé ce cap quand on comprends mieux l'histoire l'intérêt retombe quand même vachement. Et puis c'est très crispant de voir la gueule de paumé du héros quand il est confronté au démon. T'as toujours l'impression qu'il va faire une énorme connerie téléfilmesque qui se voit venir à des kilomètres et en fait non, pas du tout.

Je lui aurai bien mis six mais mélanger Lucifer et Nyarlathotep est un blasphème que je ne peux laisser passer.

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