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The Kid Stays in the Picture

Documentaire de Brett Morgen et Nanette Burstein 1 h 33 min 6 juillet 2005

Avec Robert Evans

"The Kid Stays in the Picture" retrace la fulgurante ascension, la chute puis de nouveau l'ascension de Robert Evans, le légendaire producteur hollywoodien du "Parrain", de "Rosemary's Baby" et de "Love Story". Adapté de l'autobiographie de Robert Evans, qui en assure lui-même le commentaire, ce...

La forme de ce documentaire retraçant l'histoire médiatique de l'acteur-producteur Robert Evans est parfois désagréable, sous certains aspects, notamment dans l'utilisation abusive de certains effets (comme le découpage de personnages sur les photos pour y insérer un léger mouvement). La voix off omniprésente assurée par Evans himself, par contre, corrobore assez bien l'image du mégalomane qu'il renvoie, avec ce léger recul comique confirmé par le final qui le montre dans son salon — avant que Dustin Hoffman ne se lance dans une imitation assez drôle. Mais il recèle en outre une mine d'informations sur l'arrière-boutique d'Hollywood dans les années 60-70-80. Ou la trajectoire très chaotique d'un beau gosse qui s'est retrouvé par hasard acteur dans un film (l'origine du titre du docu, phrase prononcée par le producteur du film en question, Darryl F. Zanuck, prenant la défense d'Evans sur le point de se faire virer), avant de se convertir à la production, chez Paramount ou en indépendant.

Le schéma est presque classique, avec un rise-and-fall on ne peut plus commun du côté de la fiction, mais suivi d'un nouveau rise : l'ascension au sommet de la chaîne de la production avec des succès commerciaux et critiques comme Rosemary's Baby, Le Parrain, Chinatown, Marathon Man (la success story est assez longue), le début de la fin avec sa femme Ali McGraw qui découche pour fricoter avec Steve McQueen, avant de toucher le fond suite à des histoires de cocaïne, d'implication fortement sous-entendue par les médias dans le meurtre de Roy Radin, ou encore le ratage de "The Cotton Club". Un joli bordel qui causera sa perte et son exclusion de Paramount Pictures, avant qu'il n'y soit ré-invité au début des 90s, à la faveur d'un changement de direction (autre manifestation de la pratique du renvoi d'ascenseur classique dans le milieu). Avec une narration digne d'un film noir sur un ton désabusé, le docu parcourt le microcosme hollywoodien de l'intérieur, en éclairant agréablement certains segments (la façon qu'ont certains puissants d'imposer ou de rejeter telle ou telle personne, notamment) et en reliant l'histoire de Robert Evans à celles de Jack Nicholson, Roman Polanski, ou encore Henry Kissinger.

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