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Yu-Gi-Oh ! Le Film

Long-métrage d'animation de Hatsuki Tsuji Animation, action, aventure 1 h 52 min 10 novembre 2004

Avec Gregory Abbey, Sebastian Arcelus, Ben Baron

Yugi, un jeune garçon, est fasciné par un jeu de cartes en vogue dans le pays. Ce jeu renferme de mystérieuses énergies antiques qui peuvent changer le cours de l'Histoire. Une force maléfique, enfouie depuis des millénaires dans les sables d'Egypte, vient de se réveiller. Autrefois vaincu par le...

Il y a trois séries d'animation qui ont changé ma vie d'innocent porteur de chaussures à scratch. Premièrement, il y a eu Pokemon. Je rêvais de partir avec mon pote binoclard et de ramasser un ou deux pèlerins, de préférence de sexe féminin avec le même mini-short qu'Ondine. Tout ça afin de faire combattre des monstres pour moi et vivre la belle vie au jour le jour, malgré que j'avais encore besoin de ma maman pour faire mes lacets, et que j'aurai été incapable de battre un chenipan, même avec une batte de baseball.

Puis après y a eu DRAGON BALL Z mon gars ! Je matais ça avec mon tonton légèrement plus âgé, et c'était trop d'la balle. Je voulais être un super saïyen comme Végéta, exterminer tous les connards qui m'embêtaient, et la pouffiasse suceuse du premier rang, qui devait sans doute avaler. Je m'étais même surpris à m'entraîner à faire des kaméhaméha afin de tout niquer. Finalement, j'ai l'utilité de Krillin et le personnage dont je semble le plus proche aujourd'hui est Tortue Géniale.

Mais surtout y a eu Yu-Gi-Oh. Ouais YU-GI-OH mon gars ! Une véritable révolution dans ma life qui se propagea dans toute l'école ! Ou l'inverse. J'étais trop fan de Yugi et de ses coiffures superposées, et de sa deuxième personnalité ridiculement identique mais que personne ne voit. Après y a eu Maï Valentine, mais c'est une autre histoire. Bref, j'étais carrément fan, et pour une fois, je n'étais pas le seul connard à savoir jouer au jeu de cartes. Car avouez que personne ne savait jouer aux cartes Pokemon. Bref², je n'loupais aucun épisode, j'avais mon deck, et j'étais un Dieu. Non seulement parce que je suis au dessus du lot intellectuellement et que j'ai étudié la façon dont combattaient Seto Kaïba, le membre caché des Beatles, ainsi que Pegasus, la pute borgne, mais également parce que j'avais des cartes anglaises ou japonaises. C'est bien utile quand tu perds ma gueule. Genre, quand le duel était à mon désavantage, je disais que cette carte, que personne ne connaît, avait un effet spécial. Genre² si on la tue, j'invoque un Dragon Étincelant Maléfique Sodomiseur à 12 Têtes face à une tarlouze de Gardien Celte.

Ouais, ça a vraiment changé ma vie de mangeur de Pitch à la fraise et de Pépito Mini Rollos.

Au final, j'ai grandi, Yu-Gi-Oh se révèle cool, mais vite fait quoi. Et quand j'ai vu ce film, j'ai eu envie de vomir mes Coco Pops.

C'EST DE LA MERDE. UNE INSULTE A TOUTE LA SAGA. JE PLEURE. J'AI ENVIE DE BRÛLER MON DECK. J'AI ENVIE DE FAIRE PIPI. ... ... ... ... ... ... ... ... ... Putain que ça fait du bien.

Le film prend place suite à la défaite de Marek, où Yugi gagna le titre de champion du monde, les trois cartes de Dieux égyptiens et la Baguette du Millenium (Les vrais savent). Il se trouve qu'Anubis, le seigneur des damnés est le créateur du jeu de cartes car s'occuper de la nécropole ça va cinq minutes, faut pas déconner. On apprend également qu'il ressemble plus à Kurt Cobain qu'à un canidé.

S'il est considéré comme l'un des plus mauvais films d'animation de tous les temps selon certains sites, c'est sans doute parce que... ON SE FOUT DE NOTRE GUEULE. Absolument rien n'est respecté, même jusqu'aux règles du jeu !

Tu commences le duel, t'es le premier à jouer, BIM tu attaques, normal, dès le premier tour pour un effet comique bidon où Joey se prend une piqûre par une seringue géante dans les fesses, on se marre. En plus de profaner des trucs égyptiens, on profane le jeu, c'est la fête. Et vas-y que je te fais des fusions à tire larigot sans carte Polymérisation. Vas-y que je t'invoque de nouvelles variantes du Dragon Blanc aux Yeux Bleus. Puis tout façon comme le combat est à chier dès le début, on survole le match avec Yugi qui va au musée pour la première fois de sa vie pour apprendre l'existence d'une énième connerie égyptienne.

Allez, vive le scénario de Kuriboh.

Parlons de l'animation aussi charmante qu'un des frères Bogdanoff imbibé d'huile de massage, cambré comme un labrador. Parlons également du doublage presque aussi abominable que la voix de Zaz en période de toux. Oh et puis ces faux-raccords d'enculés... Coucou je sors du musée, et je suis devant chez mon grand-père le plan suivant.

Allez, la schnouf à ton grand-père.

Puis Kaïba qui revient à la charge après sa soixante-septième branlée, après une rencontre exécrable avec Pégasus, c'est nul. Ouais c'est nul tout simplement, le mec a récupéré une carte pour battre Yugi et donc on fout un du-du-du-du-du-du-du-du-du-du-du-DUEL de 40 minutes, où il pioche la carte dès le début bien entendu, en parallèle avec les copains de Yugi qui font les cons dans un puzzle.

Ce n'est pas drôle, c'est un foutage de gueule total, Anubis craint du boudin, le duel est naze à coup d'effets épiques foireux avec des fusions de Dieux Égyptiens, Joey passe encore plus pour un connard, Tristan ne sert toujours à rien, Téa est toujours aussi niaise mais est devenu ninja entre temps, on a la confirmation que Pégasus est une grosse tapette snob, Yugi continu à avoir des hallucinations et raconte toujours plus de conneries sur l'amitié, Kaïba n'est plus cool mais est un fils de pute.

PUIS SURTOUT, IL N'Y A MÊME PAS MAÏ VALENTINE !

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