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Le bal de l'horreur IV

Film de Clay Borris Épouvante-Horreur et thriller 1 h 32 min 1992

Avec Nicole de Boer, J.H. Wyman, Joy Tanner

En 1957, le Père Jonas, prêtre fanatique convaincu d'avoir reçu la mission divine de combattre le sexe, surprend deux adolescents en train de faire l'amour et les assassine. L'Eglise étouffe l'affaire en l'incarcérant. Mais, en 1991, le Père Jonas parvient à échapper à la vigilance d'un jeune...

Déjà que ‘’Prom Night III : The Last Kiss’’ était indubitablement la suite de trop d’une franchise qui ne fait plus aucun sens, alors un quatrième volet, qu’est-ce que ça peut bien avoir à raconter ? Ben rien. C’est ce qui tourne autour de cette production, du vide. Elle n’a rien à raconter et ignore comment faire pour mettre en scène ce rien. En résulte une vacuité plus qu’ennuyeuse, au milieu de laquelle il y a une tentative désespérée de reprendre les caractéristiques du précédent, le vidant de toute la substance qui en faisait une œuvre hilarante. Tout commence, et déjà l’audience est en PLS, au téléphone avec suicide secours. Lancer ce quatrième volet c'est la garantie d’une descente dans les enfers de mauvais goût… C'est d’un nul… Mais d’un nul… C’est bien simple, il n’y a rien à prendre, nulle part et à aucun moment. Il est tout aussi incroyable que le 3, mais dans une variation pas drôle du 3, livrée par des acteurs nuls, dont aucuns ne parvient à surnager hors du lot. Et puis il y a plein de petits détails qui viennent soulever des interrogations, telle l’une des protagonistes qui à chacune de ses apparitions tient une cannette de Pepsi a la main… Un choix artistique ? Un placement de produit étrange ? Une pub qui a mal tournée et qui a donné un film d’horreur nul ? Tellement de questions qui restent sans réponse. Et en même temps, on s’en fout un peu. ‘’Prom Night ‘IV : Deliver is From Evil’’ est typiquement le genre de film où a un moment il devient vital, pour sa propre santé mentale, d'essaye d'arrêter de comprendre ce qu’il se passe à l’écran. Avec une attente en tête, trouver le courage de s’ouvrir les veines, puis se crever les yeux, et s’assurer que tout le sang se soit bien écoulé sur la moquette. Parce que, d'une, c'est horrible pour ceux qui découvrent la scène, et de deux vous niquez une belle moquette qui avait encore de belles années devant elle. "Avec la moquette" s'écrieront les plus avisés Après avoir perdu 95 points de QI, pour se retrouver avec le quotient intellectuel d'un bœuf gonflé aux hormone dans une Big Farm Texanne, à brouter de la boue toute la journée, en piétinant dans la bouse, le film s’achève et le calvaire avec lui. Avec un gros manque d’imagination, et aucune envie notable de faire dans l’original, ‘’Prom Night IV’’ perd tout l’intérêt qui faisait des deux précédents des expériences fun. C’est même la principale raison pour laquelle les films fonctionnaient tant bien que mal, malgré leur ‘’WTF ?’’ semi assumé. Mais ici il n’y a rien. Telle cette protagoniste se battant avec un insecticide, qu’elle asperge au visage de Mary Lou… on en est là au niveau spectaculaire et frisson. D’une mollesse incroyable, tout paraît long, comme ces séquences allongées à l’extrême, où des futures victimes essayent de s’assurer qu’elles sont seules dans la maison. Mais comme il n’y a ni enjeux, ni peur, et bien c’est juste des personnes qui cherchent un truc. Une tentative de suspens est pourtant tentée, avec faux jumpscares, et tutti frutti. Est atteint là le niveau zéro du Slasher, sombrant dangereusement dans de l’auto-parodie, avec absolument rien à retenir de cette ultime séquelle. Tel l’aveux d’échec d’un genre en fin d’exploitation, illustré par la déliquescence de cette franchise qui n’en demandait pas tant. En demeure une idée de l’exploitation, commandée par des exécutifs qui essayent d’essorer au maximum le schéma narratif de tous les bons Slashers ayant cartonnés au box-office. Ce qui fait qu’il est proposé au public des films qui sont dans l’imitation de leurs prédécesseurs, sans parvenir à se trouver une légitimité, une originalité, et une identité propre. Dans le cas de la franchise ‘’Prom Night’’, le 3 était déjà une copie, over the top, mais copie quand même, du 2. Et le 4 est une bien pâle copie du 3. Une photocopie de photocopie, ça rend rarement de belles couleurs et ça développe encore plus rarement un quelconque intérêt. À oublier donc, et essayer de concevoir ‘’Prom Night’’ non pas comme une trilogie, puisqu’il n’y a aucune cohérence entre les deux premiers, mais plutôt comme un premier stand-alone, ce qu’il est, et voir ‘’Hello Mary Lou’’ et ‘’The Last Kiss’’ comme un diptyque. Et fuck le numéro 4, c’est juste de la merde. En 1991, le Slasher est officiellement mort, depuis au moins trois ans. Le genre entame une incursion dans les ténèbres les plus profonds d’Hollywood. Comme un malade à long terme qui décline chaque année un peu plus, s’écroulant lentement sur lui-même, ne pouvant vivre qu’à l’aide d’une assistance. C’est ça le Slasher en 1991, un semi-cadavre en pleine décomposition, encore vivant, mais au service palliatif. Ça sent la mort et la putréfaction. Et encore ‘’Prom Night Iv : Deliver us From Evil’’ n’est pas le pire Slasher de cette période. Alors bien entendu, tout aurait pu en rester là. Mais 17 ans plus tard des producteurs bien avisés ont la bonne idée de faire un remake du premier film. L’univers ‘’Prom Night’’ ne disparaît pas avec le très mauvais épisode 4, mais avec un très mauvais remake, à l’image d’une franchise devenue le symbole de la dégringolade d’un genre populaire, il ne sert à rien, n’a rien à raconter, ni à montrer. Hâte d’en parler…

-Stork._

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