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Halloween 2

Film de Rick Rosenthal Épouvante-Horreur 1 h 30 min 30 octobre 1981

Avec Jamie Lee Curtis, Donald Pleasence, Charles Cyphers

Pendant la nuit d'Halloween, en 1978, Laurie Strode, qui vient d'échapper à Michael Myers, a été blessée par le psychopathe et est emmenée à l'hôpital. Pendant ce temps, le docteur Sam Loomis, qui a constaté que le corps de Myers avait disparu, se lance à la poursuite du tueur. Celui-ci, blessé,...

J'ai toujours un peu peur avec les suites. Voyant que ce sont le sieur Carpenter et Debra Hill qui restent à l'origine du scénario (bon, le même que dans le premier, mais dans un hôpital) et, en partie, à la production, j'étais tout de même assez confiante. Et notons que je n'ai pas été déçue dans le sens où je ne pensais pas trouver un film aussi réussi que Halloween premier du nom, que j'aime beaucoup, mais un slasher pas mal fichu et efficace, ce qu'il est en dépit de quelques bémols.

Halloween II reprend l'histoire de Michael Myers et Laurie Strode là où nous l'avions laissé : après avoir en vain essayé de tuer Laurie, Mike se voit gratifié par le bon docteur Loomis de six balles dans le buffet et passe par dessus le balcon (qui n'est plus à l'arrière mais à l'avant de la maison, oups...). Lorsque Loomis descend vérifier qu'il a bien occis le méchant zigue et bah il n'est plus là, disparu, pshiouuu ! (je fais bien le mec qui disparaît, avouez). Ah oui, deuxième petite erreur car si dans la scène originale Loomis se rend compte de la disparition du méchant tueur en regardant simplement du haut du balcon, là il se rend sur place. Certes ce n'est pas grand-chose, mais quand même.

Par la suite Myers n'aura de cesse de vouloir, encore et toujours, tuer Laurie, au sein de l'hôpital dans lequel elle a été admise. Laissant sur son passage pléthore de victimes innocentes qui n'avaient rien demandé dans des scènes de meurtres plutôt sympa et bien fichue, à déconseiller tout de même aux phobiques des seringues hypodermiques.

Rick Rosenthal, le réalisateur, a clairement voulu que la transition avec le premier film se fasse en douceur et sans changement radical, il s'inspire ou plutôt il "fait du Carpenter" ce qui est un bien comme un mal. On se retrouve avec une mise en scène plutôt agréable et bien ficelée, mais cela manque un peu d'âme, de personnalité et il faut bien l'avouer, lorsqu'il copie-colle carrément une scène (efficace) de La Nuit des Masques, c'est carrément balourd.

Quelques incohérences aussi. Qu'on m'explique comment une eau assez chaude pour brûler le visage d'une femme et la tuer peut ne rien faire à la main de son assassin qui l'a pourtant allègrement plongé dedans ?

Pourquoi, dans un hôpital qui au vu de son immense façade et de ses interminables couloirs semble d'une taille fort conséquente, n'y bossent qu'un médecin,trois infirmières et deux pov' ambulanciers ? Et quid d'éventuels autres patients ?

Enfin, l'infirmière de Loomis nous révèle pourquoi Myers fait une fixation sur Laurie et de ce fait, met enfin le docteur sur la piste du tueur et de l'hôpital où il se rend aider cette pauvre demoiselle qui boitille à qui mieux mieux dans les couloirs (interminables)... Hum... Très bien tout ça... Pouvait pas le dire avant cette greluche ?! Je veux bien que si dès son arrivée elle nous déballe tout, taille de soustif de la reine compris, le film se termine au bout d'une heure, mais c'pas mon problème. Si vous voulez faire traîner un peu le mic-mac, faîtes le finement, flûte ! (ne riez pas, un "flûte" bien balancé c'est fichtrement impressionnant).

Bon... Du coup je commence en disant que le film est pas mal et ensuite je ne fais que râler. Que voulez-vous, on ne se refait pas. Sinon ça ferait longtemps que je me serais rebootée en mode sans allergie au pollen et du coup je ne vous infligerai pas ce détail peu exaltant de ma vie sinusale.

Je conclurais donc en précisant que malgré ces quelques erreurs, Halloween II remplit plutôt bien son contrat à savoir divertir en regardant des personnages stéréotypés se faire buter de manières assez renouvelées.

Donald Pleasence est toujours là et rien que ça justifie le visionnage d'un film.

La musique est encore présente elle aussi, un plus indéniable.

Par contre Jamie Lee ne porte plus de chemises à cols pelle-à-tarte...

Damn.

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