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Le Tombeau des lucioles

Film de Taro Hyugaji Drame et guerre 1 h 40 min 5 juillet 2008

Avec Reo Yoshitake, Rina Hatakeyama, Keiko Matsuzaka

Seita, quatorze ans et sa petite soeur Setsuko agée de quatre ans, sont orphelins. En cet été 1945, la ville de Kobe, où ils habitaient avec leur mère, a été rasée par les bombardements américains. Ils sont recueillis par une tante éloignée à Nishinomiya. Malgré les souffrances dues à la la...

Voir ce très beau OAV après l'anime de Isao Takahata, provoque pas mal de scepticisme et aussi beaucoup de craintes.

Pourtant, le film colle complètement à l'oeuvre qui le précéda et plus même, il apporte des éléments concrets supplémentaires qui nous font mieux approcher la nouvelle de Akiyuki Nosaka, je pense. (je ne l'ai pas lue)

Dans un premiers temps l'auteur insiste bien plus sur l'engagement patriotique de l'évènement. On peut alors penser que l'on a faire à une propagande, mais non ce ne sont que les quelques détails formels ajoutés qui vont enrichir le contexte.

Par la suite on découvre l'univers ou vont vivre Seta et Setsuko, chez leur tante pas si mauvaise dans le fond mais qui va se métamorphoser à la nouvelle de la mort de son mari.

Enfin la plus belle scène du film où Setsuko après la merveilleuse nuit des lucioles érige une tombe pour les lucioles mortes et déclare à son frère que c'est aussi pour leur mère, qu'elle sait...

La forme revêt un aspect sobre et bien réalisé pour un OAV, l'interpretation est bonne sans être fabuleuse non plus. Mais la petite Setsuko est vraiment adorable, elle est pour une bonne partie de la qualité globale du film. Le pathos est présent sans glisser vers le tire larmes, celles-ci viennent naturellement.

Le caractère plus formel de l'oeuvre perd en poésie, mais gagne en réalisme et devient terriblement lacrymogène. Les violons finissent de nous achever...

Pendant les 30 premières minutes où l'oeuvre à commencé à coller à l'anime, je superposais les images et l'émotion d'Isao m'envahissait, puis le métrage revêt sa propre identité, plus réelle, plus psychologique, mais tout autant poignante et souvent plus douloureuse encore.

Je ne suis pas prêt de le revoir, ce film m'a trop fait mal.

Un article sur les bombardements de Tokyo, Kobé : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-liberation-6-l-horrible-et-77356

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