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Prince of Persia : Les Sables du temps

Film de Mike Newell Action et aventure 1 h 56 min 19 mai 2010

Avec Jake Gyllenhaal, Gemma Arterton, Alfred Molina

Un prince rebelle est contraint d'unir ses forces avec une mystérieuse princesse pour affronter ensemble les forces du mal et protéger une dague antique capable de libérer les Sables du temps, un don de dieu qui peut inverser le cours du temps et permettre à son possesseur de régner en maître...

Woah la vache, je l'avais pas vu venir.

Tu vois, j'étais parti comme tout le monde, voir Prince of Persia tout plein de gaudriole et de second degré un petit peu élitisto pouet-pouet, prêt à défoncer dans les grandes largeurs cet énième "film inspiré du jeu éponyme", là où on sait que seuls Silent Hill et Doom ont réussi à respecter leurs modèles (je ne plaisante pas pour Doom).

Donc bon, je partais avec des bons gros a priori négatifs, m'attendant à la pire des oeuvres nanardesques possibles.

Et là, pouf, surprise buttsecks, j'ai bien aimé le film. Je l'ai trouvé cool et à la sortie du cinéma, mes contemporains m'ont longuement regardé, mi-inquiets, mi-consternés, en essayant de comprendre ce qui n'allait pas avec moi

Avant tout, Jake Gyllenhaal est terriblement convaincant en Prince. Plus proche du Prince of Persia 2008 que des anciens épisodes, il est dragueur, roublard, rigolo, et possède en PERMANENCE cet espèce de petit sourire en coin satisfait, donnant l'impression qu'il passe son temps à draguer toutes les nanas et à troller tous les méchants pendant le film.

Et puis il faut avouer un truc, c'est que PoP est un digne héritier de cette grande tradition de films d'aventures "à l'ancienne" avec son héros à grande gueule, sa princesse revêche, le sidekick gros et rigolo (qui, miracle, arrive à vraiment être drôle ici), des effets spéciaux pas dégueus - mention spéciale au rewind de la dague - et tous ces petits éléments qui font de Prince of Persia un film finalement tout à fait honnête.

Le joueur méticuleux se plaindra en voyant que le film emprunte autant à PoP qu'à Assassin's Creed (les synchronisations, srsly), mais à part ça, le seul véritable défaut pourrait être que Mike Newell, sûrement un très gentil garçon ait du mal à filmer autrement que comme un cul. Pour deux ou trois plans vraiment jolis et malins, combien de bastons mal filmées, de ralentis abusifs, ou de passages ultracut ? C'est assez dommage car en s'offrant d'une meilleure réalisation, le film aurait pu vraiment faire la différence.

De toutes façons, prout prout les haters, j'y ai vu un Alan Quatermain 2010, et j'étais très content.

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