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Le Roi Singe : La boîte de Pandore

Film de Jeffrey Lau et Johnnie Kong Yeuk-sing Fantasy, comédie et arts martiaux 1 h 27 min 21 janvier 1995

Avec Stephen Chow, Ng Man-tat, Yammie Lam

Suite à ses tromperies et ses méfaits, le Roi-singe est condamné par les Dieux à se réincarner en mortel. 500 ans plus tard, un jeune homme nommé Zhi Zunbao qui vit de brigandage à la frontière du désert, va être le jouet d’êtres surnaturels qui le considèrent comme la réincarnation du facétieux...

Vu que j'ai vu les deux films d'affilée je fais une critique pour les deux.

J'aime bien ce genre de film, quelque chose dont je ne connais rien et qui arrive à surprendre par sa vitalité, son humour et par les thème traités. Parce qu'ici on a un vrai récit initiatique, totalement bordélique dans la narration certes, mais un vrai récit initiatique malgré tout avec tous les thèmes qui y sont liés. Alors j'ai cru comprendre que c'était inspiré d'un récit très important en Chine, je tâcherai de le lire pour poursuivre l'expérience.

Ici il est donc question d'amour, d'amitié, de sacrifice, bref tout ce qui peut faire la force d'un grand chose (pas que je considère le roi Singe comme tel). Et ça marche plutôt bien, notamment grâce au mélange des genres, on peut ainsi être très sérieux, avant que ça soit très drôle et inversement, sans pour autant que l'on perde de vue les enjeux.

En fait on a une histoire très simple racontée de manière assez alambiquée (parce qu'on a du voyage temporel, des réincarnations, des noms chinois à rallonge dont on parle sans les montrer donc il faut se souvenir de qui est qui, et on a même des gens qui échangent leurs corps... et là c'est fini... si on n'a bien retenu les prénoms...), mais qui arrive à être intéressante même lorsqu'elle me perd un peu avec tous ses personnages. Mais vu que dans les grandes lignes c'est pas bien compliqué on arrive malgré tout à suivre.

Et c'est ça la force du film (et sans doute du texte de départ) raconter une histoire connue et de rajouter plein de choses autour qui la rende exceptionnelle, drôle, touchante, émouvante... bref tout ce que l'on veut.

Je pensais voir un film orienté sur les combats, mais ce n'est pas ça, c'est avant tout un film centré sur ses personnages et c'est aussi sa force. Les avoir au centre permet encore une fois d'accentuer l'empathie pour le héros, alors qu'au départ vu sa tête ce n'était pas gagné.

Le film s'autorise tout un tas de délires totalement régressifs et qui arrive à ne pas dénoter du reste du film et de moments plus sérieux, tout en venant désamorcer des moments plus tendus. Je pense à cette scène où Stephen Chow croit être invisible pour tenter de capturer deux démons et se massacrer les testicules par ses amis qui tentent d'éteindre le feu qui est a pris sur son pantalon. Du gros n'importe quoi en perspective.

Dans le n'importe quoi on a toute la fin du premier avec la pierre de Lune qui permet de remonter brièvement le temps, c'est à la fois drôle, cocasse, tout en étant assez tendu puisque c'est une question de vie ou de mort.

Bref vous l'aurez compris le mélange des genres fonctionne très bien.

Et je dois dire que j'ai trouvé la fin du diptyque très belle. On sent qu'il y a eu un réel apprentissage chez notre héros, qu'il a évolué, qu'il a appris le sacrifice. On a plein de "révélations" sur le cœur du héros que je trouve vraiment belles et justes, le genre de choses qui arrive lorsqu'on se croit amoureux.

C'est vraiment super sympa pour occuper intelligemment une soirée.

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