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Rats : L’Invasion commence

Film de Jörg Lühdorff Action, Épouvante-horreur et thriller 1 h 44 min 2001

Avec Ralph Herforth, Anne Cathrin Buhtz, Christian Kahrmann

A Francfort au cours d’un été particulièrement chaud et lors d’une grève des éboueurs. Frank Dabrock, pilote dans l’unité spéciale de protection contre les incendies, repère une fillette affolée durant une tournée d’inspection en hélicoptère. L’enfant lui explique que son amie est partie à la...

Rats : L’invasion commence, c’est pas si mauvais. C’est en tout cas mieux que ce à quoi je m’attendais. Enfin c’est pas trop mal. Y’a pire quoi. (Non, je ne cherche pas à me justifier !)

Ce qu'il y a de plus positif dans ce téléfilm, c’est son scénario qui, malgré sa simplicité reste néanmoins crédible, hormis certains à côté qui semblent être là uniquement pour apporter un peu plus de drame. Nous sommes à Frankfort, en Allemagne et suite à la décision d’une responsable politique de réduire les salaires des services de ramassage des ordures, ces derniers se mettent en grève et les déchets ménagers commencent à s’accumuler dans la ville. Ce qui n’aide pas, ce sont les fortes chaleurs que subit la ville depuis plusieurs semaines, finissant d’ajouter à l’impression de se trouver dans une immense déchetterie. De là, logiquement, nos amis rongeurs s’enhardissent et sortent de leurs égouts coutumiers pour aller picorer à droite à gauche dans les sacs poubelle qui s’amoncellent. C’est lorsqu’ils se voient privés de leur nouveau garde-manger à ciel ouvert par les entreprises engagées pour débarrasser les rues de toutes ces immondices que les rats commencent à devenir agressifs, n’hésitant plus à mordre ces humains qui errent sur ce qu’ils considèrent comme leur terrain de jeu. Jusque là tout se tient : poubelles – nourriture qui traine – chaleur = rats, Jörg Lühdorff a bien retenu la leçon.

Après, était-il bien nécessaire d’ajouter à cela le fait que les morsures de rats semblent propager une forme particulièrement mortelle de méningite ? Non, pas vraiment. Le tout pendant une épidémie de grippe ? Mouais, encore moins (Z’ont pas de pot tout de même les habitants de la ville de la saucisse).

J’ai bien aimé aussi que soit rapporté assez justement certaines des particularités étonnantes de ces animaux : leur mémoire collective (vous ne les tuerez jamais deux fois de la même façon), leurs méfiance, instinct, appelez-ça comme vous voulez qui fait que l’on ne les piège pas avec juste de la viande empoisonnée ou des pièges idiots (avant de les tuer à deux reprises, il faut déjà arriver à les zigouiller la première fois). Et pour finir de leur rendre honneur, on ne nous aura pas infligé d’immondes images de synthèse, ce sont de vrais rats tout mignons que l’on a sous les yeux (hormis sur des plans sensés nous en montrer des centaines et des centaines dévalant à toute berzingue les égouts de la ville, et l’on peut comprendre que le défi aurait été dur à relever) alors quand comme moi, et vous l’aviez surement déjà compris, on adore ces fascinantes petites bestioles, on ne peut qu’applaudir des deux mains.

Alors malgré tout ça, pourquoi une note somme toute assez basse ?

Et bien premièrement, comme dit plus haut, on est dans un téléfilm et par moment cela se fait un peu trop sentir : de la réalisation à la musique cheap surement entendu dans moult œuvres du genre, on se rend bien compte que l’on est face à un budget réduit. Les acteurs ne sont pas trop mauvais, mais leurs personnages beaucoup trop clichés : du "héros", que j’aurais bien transformé en croquettes pour rat dès le début, tant il est tête à claque, et que j’ai affectueusement surnommé « Joe La Classe » (et vas-y donc que je reluque la jolie doctoresse, que je la klaxonne pour la faire venir à la voiture au premier rendez-vous, etc. ), à l’ex-militaire qui nous rabâche le Kosovo, sait faire en 5 minutes une bombe et un retardateur (alors qu’à l’entendre narrer ses exploits on à plus l’impression d’avoir à faire à un simple troufion), la politicienne qui ne pense qu’au profit, la gamine qui se met toujours dans le pétrin (mais laissez-les y une bonne fois pour toute !)… Bref, aucun personnage un tant soit peu original ou qui donne envie de s’attacher à lui/elle.

Dernier point négatif, le film souffre du syndrome dit du « Ventre mou » : ça démarre assez vite, pas mal de rebondissements plus ou moins cohérents sur la fin, mais entre les deux, le rythme a tendance à s’essouffler, traîne parfois en longueur et plutôt que de nous infliger ses personnages insipides, j’aurais préféré voir la nuée de grandes dents mettre (encore) un peu plus la pagaille dans la ville.

Néanmoins, « Rats : l’invasion commence » ne sombre jamais dans le ridicule, souffre juste d’une intrigue un peu trop classique et du manque d’inventivité de ses réalisateurs et scénaristes mais constitue tout de même un agréable divertissement.

Enfin à condition d’aimer les films de ce genre.

Et les rats.

Et merci à Zombiraptor.

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