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Manuale d'amore 2 (Capitoli successivi)

Film de Giovanni Veronesi Comédie romantique et sketches 2 h 19 janvier 2007

Après Leçons d'amour à l'italienne, Veronesi a décidé d'en remettre une couche. Entre un premier opus potable et un troisième sorti de nulle part (et qui sort Robert de Niro de nulle part), ce reboot a été si peu distribué qu'on n'en trouve même pas de titre français. Alors amusons-à le retitrer, voulez-vous ? D'abord, on croit voir Leçons de sexe à l'italienne, parce qu'après l'amour, c'était le thème à explorer. C'est d'ailleurs à moitié avoué puisqu'une roucoulante voix off nous annonce qu'elle va nous entraîner dans les pas d'Éros. Mais ça reste peu fin ; le sexe devient le but et non plus le moyen de l'amour, et aucune subtilité ne viendra calmer les amalgames.

Anecdote : le titre espagnol du film, c'est « Manuale d'amore 2 (Corregido y aumentado) » : un intitulé en itagnol qui nous promet des corrections et des « augmentations ». En parlant d'itagnol, puisque le film amène des personnages italiens et espagnols à communiquer, il est assez amusant et instructif de les voir se débrouiller en sabir. C'est aussi réalisé avec spontanéité.

Comme on pouvait s'y attendre, l'œuvre explore donc – entre autres – l'amour homosexuel. Oui, car maintenant que voilà le spectateur appâté, l'amour redevient le sujet. Cela dénote une certaine amélioration, mais la dissociation si marquée de l'amour spirituel et charnel est discutable ; on peut aussi sentir une once d'hypocrisie. « Oui, on avait oublié la cause homosexuelle, pardon, voilà » ; un raisonnement qui nous amène à retitrer le film une nouvelle fois en Leçons de clichés à l'italienne, car pour le chapitre portant sur le mariage, le film ne fait qu'enfoncer le couple de personnages dans une revendication de tolérance qu'il ne gagne rien à mettre en images, et il lui importe peu, en réalité, de les mettre sur un pied d'égalité avec les couples soi-disant « normaux ».

Le film s'améliore réellement avec l'arrivée de deux acteurs dans son dernier tiers : Sergio Rubini et Carlo Verdone (lequel vient du premier film), qui nous sortent d'interprétations autrement épileptiques. Mais c'est un peu tard.

Au global, un film rarement éclairé, qui n'est pas à la hauteur de sa vocation et qui gêne, au mieux, quand il ne rebute pas.

Quantième Art

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