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Mega Shark vs. Mecha Shark

Film de Emile Edwin Smith Action 1 h 25 min 2013

Avec Kate Avery, Hannah Levien, Elisabeth Röhm

Au large des côtes égyptiennes, un mégalodon réapparait du fond des mers. Pour contrer cette nouvelle menace, le gouvernement américain a mis au point un projet top-secret : la création d’un requin mécanique gigantesque doté des mêmes caractéristiques que le mégalodon. Un couple de scientifiques...

The Asylum, je vous aime ! Qu’ils soient bons ou mauvais, dans le sens nanar du terme, chacune de leur nouvelle production fait à chaque fois frétiller l’entre jambe de l’amateur de mauvais films sympathiques que je suis. Alors quand fin 2013 est balancé sur la toile le premier trailer du 3ème volet de la franchise Mega Shark, nous annonçant un combat épique entre notre fameux megalodon et un robot requin géant, mon sang n’a fait qu’un tour, et ce malgré les qualités nanardesque parfois discutables des deux premiers opus (vs Giant Octopus / vs Crocosaurus). Quels produits ont encore pris les scénaristes lorsqu’ils ont pondu ce nouveau volet ? Une chose est sûre, c’est que ça leur a bien retourné le cerveau et le résultat est complètement WTF !?! Aux commandes, on retrouve Emile Edwin Smith dont c’est la première réalisation. Pourtant, le monsieur n’est pas un novice et a longtemps œuvré dans le domaine des effets spéciaux puisqu’il a travaillé sur ceux de Rango, Le dernier Maitre de l’Air, Sharknado, ou encore les séries cultes Firely et Battlestar Galactica. Pas un illustre inconnu donc.

Dès le tout début, on sent que Mega Shark vs. Mecha Shark va fleurer avec le grand n’importe quoi lorsque notre requin géant d’un grand coup de queue va shooter un gros rocher avec une telle puissance que celui ci va décapiter le Sphinx en Egypte. Et on ne perd pas de temps parce que ca ne sert à rien alors rapidement le scénario nawak se met en place. Et idée de génie pour lutter contre un requin géant ? Créer un requin géant robot pardi ! Doté d’une intelligence artificielle capable de discuter le bout de gras et contrôlé bien entendu par un joystick années 90 style. La salle de contrôle est du même acabit, avec des joystick Microsoft, des micro pieds à 4€ de la Fnac, des webcams bien basiques, et surtout, ils ont le même clavier Mad Catz Cyborg que moi !!! A croire qu’ils ont emprunté le matos de gamer du fils du réalisateur ! Et pendant ce temps, le vrai requin s’éclate, il bouscule le robot requin, s’essaie au saut de haie par dessus des plateformes pétrolières, s’entraine au saut en hauteur en essayant d’attraper des avions de ligne (hommage au premier volet des Mega Shark ?), il esquive des roquettes tel Neo dans Matrix ou fait des reprises de volée avec et puis : « Oh, il a coulé mon porte-avions ! ». Il fait rien de mal le bougre, il fait juste son petit sport du matin, qu’est ce que vous venez l’emmerder saleté d’amerlocs ! Parce qu’ils sont pas contents les amerlocs de perdre au Toucher Couler, surtout Christopher Judge (la série Stargate) en mode « Qu’est ce que je vous là » qui nous gratifie d’un magnifique : « You got a big ass fish to catch ». Paie ta réplique bad assssssss !

Mais il faut se dire que jusque là, le film était sage ! Parce que vient le moment qu’on attend depuis le début, la rébellion de l’IA du requin robot qui devient fou et se met à attaquer la civilisation dans Sidney en Australie. Oui, parce qu’ils avaient prévus le coup, il est amphibie le bousin et il a des chenilles de tank qui lui permettent de rouler. Et là c’est parti pour du nawak encore plus nawak et les moments What the Fuck de bordel de What the Fuck !?! vont s’enchainer à tel point qu’on éclate de rire devant son écran. Des scènes d’une connerie hallucinante et d’un ridicule à toute épreuve vont s’offrir à nous pour notre plus grand plaisir à grand renfort de SFX tantôt bons (pour du Asylum) tantôt immondes, avec par exemple un Christopher Judge en motocross semblant s’envoler lors d’un saut par dessus le requin robot, des plans aériens de notre requin mécanique se baladant en ville comme s’il faisait son shopping et qu’on regarde les yeux écarquillés, ou encore de requin robot de reconnaissance (oui, parce qu’il y en a plusieurs) garé tel un bateau de plaisance sur le quai du coin. Et même pas fermé à clé !!! Le spectacle est tout simplement magnifique pour l’amateur du genre, et que dire de ce plan final de nos deux héros s’embrassant au bord de la plage avec la caméra qui leur tourne autour (Michael Bay style !), juste parfait pour terminer en beauté.

Même si d’un côté le film se prend un peu trop au sérieux, c’est immédiatement désamorcé par tout un lot de scènes complètement fumées. Avec sa mise en scène qui tient étrangement bien le cap, son rythme assez élevé et donc ses grands moments nanars, Mega Shark vs Mecha Shark est une belle réussite dans son genre et permet de passer un très bon moment si on aime les mauvais films (très) sympathiques.

Note objective : 4/10 Note nanar : 7.5/10 (Coup de coeur)

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