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Geostorm

Film de Dean Devlin Action, catastrophe et science-fiction 1 h 49 min 18 octobre 2017

Avec Gerard Butler, Jim Sturgess, Abbie Cornish

Le jour où des satellites chargés de contrôler le climat se mettent à défaillir, un ingénieur doit travailler main dans la main avec son frère pour sauver le monde d'une terrible tempête.

Grâce à ce système de satellite les problèmes de catastrophes naturelles appartiennent désormais au passé.

Geostorm est un film qui m'agace. Il réussi dès la scène d'ouverture à me proposer de l'excellence pour ensuite partir sur une tonalité instable et cliché. Si la genèse de Geostorm se veut dans le fond recherchée et un minimum constructif, la forme elle déroute car elle se lance dans une parodie d'elle-même.

Réaliser par Dean Devlin le Roland Emmerich 2.0 celui-ci sous la tutelle du studio Warner est mis en place pour tourner une fois de plus un film sur des catastrophes naturelles. Choix pas si surprenant au vu de leurs précédents succès pour ce genre avec San Andreas duquel on retrouve la même formule de base jusqu'à l'acteur principal qui a la place de mettre Dwayne Johnson met un acteur d'action gros bras presque aussi imposant, Gerard Butler. Le pitch est plutôt original et innovant car les catastrophes ne sont pas finalement naturelles mais d'origine criminelle ce qui renvoie le tout à un thriller sauce apocalyptique. De quoi intriguer, cependant...

Geostorm est une oeuvre qui avait du potentiel et une bonne idée de départ mais qui se retrouve très vite réduite en un film très stéréotypé d'une banalité commune presque imbuvable par endroits. Tout comme Indépendance Day Resurgence avant lui, celui-ci allie de gros clichés avec des répliques quelques fois foireuses dans des séquences qui ne s'y prête absolument pas, et le tout dans un spectacle de destruction massive, certes impressionnant mais qu'il est par moment pas évident de prendre au sérieux. Quel dommage ! Même s'il s'en sort tout de même mieux que Independence Day Résurgence.

Initialement Geostorm avait tout pour être un gros long-métrage. Seulement, il a fallu qu'une fois de plus on étouffe le récit de facilité pour arpenter un aspect plus désuet et léger, que je trouve frustrant car la capacité de faire quelque chose de fort et d'un minimum recherchée était bien là. Je reste convaincu que s'il aurait était pris au sérieux par son studio, on aurait eu droit à du plus lourd.

J'ai eu beaucoup de mal à comprendre un tel choix scénaristique, et je me suis donc pour le coup plongé dans la production pour en savoir plus. J'ai rapidement découvert pourquoi Geostorm est devenu cette forme bâtarde qui n'est pas mauvaise, mais gâche son potentiel.

Cette production est très loin de ce qu'elle était sensée ressembler à la base. L'aspect se voulait plus noir, mais après des retours mauvais de la part des premiers spectateurs teste, Warner à décider de changer les choses. Pour ce faire, le studio à retourné des séquences supplémentaires et remonté et coupé des scènes sur une période de près de deux ans. Le film a démarré le tournage en octobre 2014 pour être diffusé en salles aux États-Unis le 25 mars 2016, mais Warner a préféré annuler pour sortir son Batman v Superman à cette date. Ainsi, le studio décala à nouveau la sortie au 21 octobre 2016, pour ensuite au janvier 2017 et pour enfin finir en octobre 2017.

Je ne cherche pas d'excuse à ce long métrage, mais à présent je comprends mieux son changement de ton. Chose inquiétante, c'est que ce système de production chaotique semble depuis quelque temps être un procédé habituel chez la Warner, surtout lorsque l'on regarde d'un peu plus près ce qui arrive au DCEU entre un suicide Squad retouché, un BvS découpé de partout et un Justice Ligue charcuté. Je pense qu'il est grand temps que le studio Warner se remette en question, car ce Geostorm est bien une preuve d'un problème devenu récurrent chez eux qui doit être pour l'avenir résolu.

Fort heureusement, certains très bons points sont là pour sauver les meubles et offrir un spectacle correct. À commencer par son scénario, qui certes tombes dans d'assommantes scènes de destructions naturelles (en même temps ne soyons pas de mauvaise foi, on sait pourquoi on va voir un film comme ça), qui se révèle beaucoup plus intelligent qu'il n'y paraît.

Une critique de l'Amérique qui va jusqu'à lui reprocher de se prendre pour les maîtres du monde. La critique de son système ainsi que de son engeance qui se retrouve remis en question en expliquant de manière crédible que les USA ne sont pas le nombril du monde, et que le reste de la population terrestre et tout autant importante, voir plus sur les points de vu partage et sauvetage de la biodiversité. Un fait tellement rare qu'il est important de le notifier.

Je salue l'introduction que j'ai trouvée excellente réussissant à me plonger direct dans son histoire. Ajoutons à cela l'aspect détournement terroriste qui vient apporter une vision différente, car elle se colle comme élément premier et relègue au second plan les destructions naturelles. Les CGI sont par moments superbes et par d'autres complètement loupé.

Les nombreuses personnes mortes dans les intempéries on s'en moque un peu à cause d'une présentation sans apitoiement (une vision proche là aussi d'Indépendance Day Resurgence). Ajoutons les rajouts de réplique censé être comique (coucou suicide Squad) qui viennent totalement décrédibiliser un moment de pure tension.

Le casting sur le papier fait rêver, seulement il est mal exploité pour certains personnages. Même la participation de l'énorme comédien Éd Harris n'y change rien:

Un choix de conception stupide sur certains protagonistes, dès la première séquence où l'on découvre le personnage d'Éd Harris on comprend direct vu sa tronche que le mec est lié à tout ce bordel, alors que c'est censé être un secret jusqu'à la fin. C'est problématique.

Le grand Andy García incarne le président Américain et c'est lui qui se tape les répliques les plus bidon et hors contexte, pauvre de lui. Alexandra Maria Lara est oubliable, elle ne fait pratiquement que sourire bêtement tout du long.

Heureusement que Gerard Butler est là pour combler ce foutoir. Toujours aussi imposant, même si c'est clairement par son meilleur rôle, il réussit à faire preuve de présence à l'écran en incarnant un personnage plutôt sympathique malgré son caractère tranché. Ma grosse surprise vient de l'actrice Abbie Cornish que j'ai beaucoup aimée. Elle incarne une Bad Girl Power bien badass, sensible et jolie. Son personnage est intéressant même si par moments il tombe un peu à plat.

Je terminerais sur les divers osts de Lorne Balfe qui bien que pas mauvaise manque clairement d'impact et de teneur même si quelque titre arrive à sortir du lot comme "Lightning Chase" qui est vraiment bon. En gros c'est sympa mais pas transcendant non plus.

CONCLUSION :

Une histoire sous tension qui finit par emprunter le chemin déconcertant de la facilité et du remontage et autre découpage. L'on peut au moins retirer les tord à son cinéaste qui s'est finalement retrouvé comme pour Zack Snyder fasse à l'incompétence de certains représentants de la firme Warner. Alors oui Geostorm a réussi à me divertir, c'est pourquoi je ne le condamne pas pour autant, car il soulève des propos pertinent et se permet quelques séquences impressionnantes, et puis Gerard Butler.

J'hésite à lui donner plus que la moyenne... je vais être compréhensible en retenant le jeu de destruction qu'à joué le studio Warner envers son film, c'est pourquoi je me montre moins sévère avec le cinéaste et mister Butler avec un 6 que j'assume.

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