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Le Petit Dinosaure et la Vallée des merveilles

Long-métrage d'animation de Don Bluth Animation, aventure et fantastique 1 h 09 min 18 novembre 1988

Un petit dinosaure de la famille des Longs cous est séparé de ses parents suite à un séisme. Il veut les rejoindre dans la vallée des Merveilles.

Depuis ses débuts remarqués avec le magnifique "Brisby et le secret de Nimh", le cinéaste Don Bluth n'a eu de cesse d'aborder notre monde comme univers de pure fantasy, observant l'homme par le biais d'un bestiaire anthropomorphisé à l'humanité certaine. Cette fois, il s'attaque carrément à l'origine du monde, revenant au commencement de tout, sous le parrainage du duo Spielberg / Lucas.

Sorte de variation saurienne du mythique "Bambi" des studios Disney, "Le petit dinosaure et la vallée des merveilles" reprend grosso modo le canevas du précédent "Fievel et le nouveau monde" (un gamin à la recherche des siens) et déroule une intrigue classique et tournant méchamment en rond, le scénario étant loin d'être le plus palpitant illustré par Don Bluth. Script que pompera ironiquement le studio aux grandes oreilles pour son "Dinosaures" peu follichon.

Oui mais voilà, quand tu es un bouffeur de crottes de nez d'à peine cinq ans, que tu es fan de ces gros reptiles du passé et que tu es accro aux dessins animés, que tu découvre la superbe affiche du film en page centrale de ton Journal de Mickey hebdomadaire et que tu rêves aux possibilités infinies de cette incroyable vallée sentant bon le danger, "Le petit dinosaure..." devient une putain de Madeleine de Proust, un souvenir de gosse que tu chéris aussi fort que ton premier Malabar, un ride au pays des dinosaures qui n'a nul égal, et surtout pas ses suites au rabais que ta nièce se passait en boucle quand elle était gamine.

Car le récit a beau être aussi bandant que Régine, l'univers déployé sous ton nez est tout de même peint par l'équipe d'un magicien malheureusement trop peu reconnu, un mec qui transcende un embryon de script par une beauté sauvage et poétique à te faire dresser les poils des bras que tu possèdes en masse (les poils, pas les bras), des images qui restent gravés dans ta mémoire pour ne plus s'effacer, un microcosme aussi beau que terrifiant, peuplé par des personnages aussi attachants qu'adorables, dont le périple est mis en musique de la plus belle des façons par le score lyrique de James Horner.

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