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La Course à la mort de l'an 2050

Film de G.J. Echternkamp Action, science-fiction et comédie 1 h 32 min 17 janvier 2017

Avec Manu Bennett, Malcolm McDowell, Marci Miller

Le nouvel opus sera en fait un reboot situé en 2050, soit 50 ans après les événements du film.

Petit cours d’histoire avant de passer aux choses sérieuses : Death Race aka La course à la mort de l’an 2000 aka Les Seigneurs de la route était une excellente série B datant de 1976 produit par Roger Corman dans laquelle des pilotes chevronnés façon les Fous du volant (en politiquement incorrect) devaient traverser les Etats Unis et marquer des points en écrasant le plus de monde possible. Un divertissant remake (quoique très différent) vit le jour en 2008 réalisé par Paul W Anderson ainsi que 2 suites pour le marché du DVD. Près de 10 ans plus tard, Roger Corman, grand opportuniste et fin artisan de l’économie devant l’éternel remet le couvercle en produisant une espèce de suite/remake au chef d’œuvre qui fit découvrir un certain Sylvester Stallone à l’époque. Se déroulant 50 ans plus tard, la fameuse course Transcontinental est toujours d’actualité et fait même partie intégrante d’une société quasi totalitariste qui bourre le cerveau de la population à travers les médias et autres sujets néfastes (violence, sexe, malbouffe). Un sujet qui va vite tourner à la boucherie, les principaux attraits du film étant des véhicules customisé comme dans le jeu Twisted Metal (pour ceux qui se rappellent), de la boucherie sauvage et son quota de personnages psychodélique (oui j’ai bien dis « psycho ») : entre Malcom Macdowell en dragqueen sur le retour, Un sosie de Tom Hardy dans Mad Max fury road (même coupe, même costume, même charisme), un playboy narcissique et secrètement gay, ainsi qu’une belle brochette de bimbos maquillées comme des apaches. Un parti prit risqué là où la version de Paul W Anderson misait sur un esthétisme cradingue digne des pires films de prison. Ici on est dans le coloré, se rapprochant de l’ambiance du film de Paul Bartel. Ambiance qui est accentué par une mise en scène volontairement kitch, limite nanardesque (les scènes à l’intérieur des véhicules ainsi que certaine mise à mort frisent le ridicule mais on parlera plutôt d’hommage). En dépit d’un rythme en dent de scie, d’effets spéciaux sacrément moche par moment et d’un Malcom Mcdowell qui s’en tape royalement, cette version 2050 de Death Race est une joyeuse satire gore, sans état d’âme et totalement gratuite en dépit d’un manque évident de moyens. Certes, la satire politique de son homologue de 1975 est réduite au strict minimum, mais se rattrape avec une honorable mise en scène et certains passages délirants (la scène des ninjas est un grand moment). Si David Carradine était encore de ce monde, je suis sûr qu’il aurait signé au moins pour un caméo.

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