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Le Flic de Beverly Hills 3

Film de John Landis Action, comédie et policier 1 h 44 min 25 mai 1994

Dans cette nouvelle aventure Axel Foley va mener l'enquête dans le célèbre parc d'attractions de Wonderworld à Beverly Hills. Il recherche le dangereux commanditaire d'une bande de voleurs de voitures responsable de la mort de son ami Todd.

Troisième et dernière aventure pour l'inspecteur Axel Foley. John Landis à la réalisation, retour d'Eddie Murphy et Judge Reinhold, le Flic de Beverly Hills 3 a mitigé bons nombres de fans. Alors que certains y trouvaient leur compte, d’autres trouvaient que c'était l'épisode le plus faible de la saga à cause de son scénario et son manque de nouveautés. Retour à cette bonne vieille époque de 1994, et pour ma part, découverte d’une trilogie…

Mi-familial, mi-adulte

Jamais je ne pourrais oublier ce film. De une c’est lui qui, enfant, m’a fait connaitre Eddie Murphy, de deux, c’est celui qui m’a fait découvrir la franchise du Flic de Beverly Hills. Peu de comédies d’action assez sérieuses au départ, auraient osées voir une de leur intrigue se dérouler dans un parc d’attractions. John Landis, lui, il l’a fait, exploitant le concept jusqu’au bout. Changement de décor très sympa, terrain de jeu parfait pour un Axel Foley ayant toujours eu un comportement de gamin. Bienvenue à WonderWorld, un parc où enfants et adultes voguent dans un véritable paradis de la joie et de l’innocence. A WonderWorld, on est très pointilleux question règles et comportement. La sécurité, souriante, veille au grain et gare à celui qui moufte. Axel en fera vite les frais.

De l’entrée du parc à la visite de quelques attractions et du coté coulisses, Le flic de Beverly Hills ravira les fans de parcs. Au passage, vous ferez la connaissance de l’oncle Dave (interprété quand même par le souriant et pur Alan Young, soit, la voix originale de l’oncle Picsou), équivalent de Walt Disney. Imaginez avoir la possibilité de rencontrer ce rêveur en personne ?

Tout comme les autres épisodes, Le flic de Beverly Hills 3 ne lésinera pas sur les moments cultes et autres petites surprises. Fusillades classes, cascades, action et punchlines à gogo, cet opus, moins spectaculaire et sérieux que ces prédécesseurs, a le mérite de soigner ces séquences et ces musiques, bien que coté séquences, on est très loin de ce que nous proposait Le flic de Beverly Hills 2. Qu’importe, la magie prend.

Une course poursuite en début de film avec une bagnole tombant en lambeau à mesure où elle se mange des balles de pistolets mitrailleurs, Axel jouant les resquilleurs en piquant la place de George Lucas et sa femme dans une grande roue avant de faire un sauvetage spectaculairement vertigineux, une scène de fusillade d’anthologie dans l'attraction Alien Attack, soit, la réplique quasi conforme d’Earthquake: The big one du parc Universal Studios, Axel tentant d’échapper à la sécurité pour la énième fois et se retrouvant sur la scène d’un spectacle l’obligeant à faire ce qu’il sait faire le mieux : improviser.

Est-ce que tu sais qu’en taule ils ne donnent pas d’oscar ?

L’injustement mal aimé de la trilogie

Eddie Murphy n’a rien perdu de sa superbe. Tantôt sérieux, tantôt désemparé lors d’une scène funeste où il versera pour la première fois quelques larmes, tantôt furieux, tantôt comique, l’acteur a évolué, arrive à faire passer comme il faut diverses émotions. Surprise de choix, Bronson Pinchot et son SergEEEE, après avoir manqué à l’appel dans le deuxième opus du Flic de Beverly Hills, fait son come back.

Un peu plus présent que lors de sa dernière apparition, Serge a évolué, mais pas dans le sens qu’on pense. Depuis qu’Axel a tué son boss, Serge c’est reconverti, abandonnant la galerie d’arts pour gérer une boutique de survie. Accessoires High Tech (ah le porte-clés à lumière aveuglante), et surtout le célèbre Annihilateur 2000, gros flingue de folie qu’Arnold Schwarzenegger adorerait tenir entre ses paluches. L’annihilateur 2000, en plus d’avoir un lance grenade et d’être une grosse mitraillette digne d’une sulfateuse, il fait aussi four à micro-ondes et lecteur k7. Mitraillette de rêve. Attention, cette arme vendue par des vendeuses siliconées n’inclue pas ces dernières.

Ce troisième épisode du flic de Beverly Hills voit quelques petits changements. Parce qu’il n’avait pas apprécié le scénario, John Ashton ne reviendra pas dans la peau de John Taggart parti en retraite. A la place, un petit nouveau le remplace: l'inspecteur Jon Flint, joué par le grincheux Hector Elizondo, toujours un chewing gum dans le bec. Billy Rosewood, lui, il est de retour, encore plus présent que pour les deux autres films. Le personnage a encore évolué pour le meilleur et pour le pire. On jubile en le voyant, avide d’adrénaline, suivre Axel partout comme un gosse et affronter des types à sa manière. En parallèle, on fera la connaissance de l’inspecteur Fulbright, incarné par l’énigmatique Stephen McHattie. Bon flic ou mauvais flic ? On ne sait pas et c’est ça qui fait tout le charme du personnage.

Après Victor Maitland, Maxwell Dent et la grande Karla Fry, Ellis Dewald (l’acteur Timothy Carhart) et Orrin Sanderson font leur entrée. Ellis, c'est la grosse tête à claques par excellence. Le meurtrier de l’inspecteur Todd, n'a visiblement aucun remord d'avoir tué lâchement un officier de police et il en joue. Axel, fou de rage, va tout faire pour le faire tomber, tout en essayant comme il peut de se contrôler à chaque fois qu'il le croisera. Quant à Orrin Sanderson, le directeur du parc WonderWorld, il est charismatique. Le fait d'avoir comme interprète John Saxon et un certain Daniel Beretta comme doubleur français y joue pas mal. Mais c'est Ellis le véritable méchant dangereux. Lui et ses subordonnés. On reconnaitra deux têtes connues: Lindsey Ginter et Dan Martin (que j’adorais dans la série Rintintin Jr).

Arrêtez avec cette putain de chanson à la con !

Au final, croyez le ou non, soyez choqué ou pas, j’ai adoré Le flic de Beverly Hills 3. D’une part parce qu’axé son intrigue dans un parc d’attractions, pour un fan comme moi de Disneyland, c’est le pied, d’autre part, parce que son casting, ses musiques (retour du thème musical d’Harold Faltermeyer), sa mise en scène, ses gun fight cool, ses répliques et son humour hilarant grâce à un Eddie Murphy et un Judge Reinhold au sommet de leur art en font une excellente suite pleine de modestie. Une page se tourne. Ou….

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