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Where the Boys Are

Documentaire de Bertrand Bonello Drame 22 min 2009

Quatre jeunes filles dans un appartement rêvent à un hypothétique garçon pendant que, devant l'immeuble où elles habitent, s'achève la construction de la mosquée de Gennevilliers.

Court métrage qui précède L’Apollonide et qui a été tourné comme tel : en attendant L’Apollonide. Le ton du film évoque toujours la même liberté, celle qui déjà, pour rester sur la lisière du court, était déjà de mise dans Cindy the doll is mine. Sans scénario, sans stars, Bertrand Bonello choisit d’expérimenter la matière, en utilisant un petit groupe de filles, sorte de croquis pour la future toile.

Quatre jeunes filles, dans un appartement, rêvent d’un hypothétique garçon pendant que, devant l’immeuble où elles habitent, s’achève la construction de la mosquée de Gennevilliers, qu’elles observent de leur fenêtre en fumant leur cigarette. Il s’agit d’une commande du théâtre de Gennevilliers.

Au début du film, une des filles traduit à ses petites camarades couplet par couplet en français la chanson de Connie Francis qui ouvre et donne son titre au film. Comme dans Cindy the doll is mine, Bonello travaille beaucoup la place de la musique, la plus value émotionnelle qu’elle délivre, le sens que les images prennent en sa présence.

D’un côté une géométrie très entière et architecturale. De l’autre la multiplicité en mouvement où l’on suit les différentes actions des jeunes femmes dans un savant split screen – idée qui sera reprise dans Une séquence de L’Apollonide.

Deux espaces contiguës mais séparés ; la chambre et le chantier ; le désir et la religion ; le masculin et le féminin. Qui se regardent en chien de faïence, avec tour à tour une indifférence feinte ou une convoitise masquée. Le dispositif a la force de l’évidence et Bonello en extirpe de magnifiques moments de mise en scène.

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