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This Film Should Not Exist

Documentaire de Gisella Albertini, Massimo Scocca et Nicolas Drolc Musique 1 h 35 min

The New York Press aurait écrit au sujet des Country Teasers : « Les Country Teasers sont meilleurs en art que Sonic Youth, et meilleurs en picole que les Pogues – et ils n’ont pas besoin de l’art ou de l’alcool pour se comporter en salopards provocants. ». Voilà une belle épitaphe pour un...

Voilà un doc que presque personne ne verra, et parmi ces quelques personnes, dont presque personne ne saisira l'intérêt. Loin des panégyriques musicaux de facture classique, le trio italo-français à l'origine de cette excavation s'est mis en tête d'exploiter des images tournées au milieu des années 90, lors d'une tournée européenne d'un groupe écossais obscur qui vagabondait alors aux côtés de The Oblivians. C'est aussi et surtout le portrait du leader Ben Wallers, au comportement très particulier, et aux textes qui ne le sont pas moins. Mais quand on connaît les Country Teasers, c'est très sympa au moins dans un premier temps.

La première moitié du docu est excellente, dans le registre (qui ne plairait pas à 0,01% des gens, rappelons-le), concentrée sur des images de super 8 un peu dégueulasses dans des caves et autres salles de concert crasseuses de Punk et Garage Rock. L'illustration de ce qu'en disait The New York Press à l'époque : "Les Country Teasers sont meilleurs en art que Sonic Youth, et meilleurs en picole que les Pogues – et ils n’ont pas besoin de l’art ou de l’alcool pour se comporter en salopards provocants". Une réputation sulfureuse, liée non seulement aux concerts scabreux et sulfureux, mais aussi, principalement, au chant de Ben Wallers, à ses paroles, son ironie, sa satire permanente qui malmène beaucoup de tabous avec un ton irrévérencieux très singulier. Il n'y va pas par quatre chemins dans la provocation sur le thème du sexisme, du racisme, et d'autres formes de violence. Le tout en criant "thank you god for making me an angel"... On est vraiment dans le style de Mark E. Smith, de The Fall. Un fan de Butthole Surfers et William Burroughs. L'image du leader, avec son chapeau, ses grosses lunettes, et ce corps frêle en costume, restera bien ancré en mémoire. Autant que la musique du groupe, iconoclaste, dissonante. Échanges intéressant avec Tim Warren, le père du label Crypt Records.

La seconde partie, concentré sur l'époque contemporaine, avec le vieux Ben Wallers et ses élucubrations solo, ou son ami du groupe gallois Datblygu, est beaucoup moins intéressante. Longuette même.

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