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1871, la Commune : portraits d'une révolution

Documentaire de Cédric Condon Historique 52 min 2 mai 2021 (France)

En mars 1871, lorsque la Commune de Paris est proclamée, les photographes descendent dans la rue pour immortaliser l'histoire en marche. Ils livrent ainsi plusieurs centaines de clichés qui forment le premier photoreportage de l'histoire. Leurs témoignages ne sont pas neutres, car l'image exalte ou dénonce, grandit les insurgés ou les rabaisse, défend la révolution ou soutient la répression.

Un film qui complète assez bien le film d'animation Les damnés de la Commune. Contrairement à ce que le titre et le résumé pourraient laisser croire, il ne s'agit pas d'une étude globale sur la place prise par la photographie pour témoigner de ces événements (j'avais vu une exposition faite à partir de photos réalisées par un non professionnel, sans but de reportage, sans doute au départ à titre personnel). Il s'agit de montrer comme la photo a été utilisée par les deux camps. Les débuts du photoreportage, certes, mais aussi (et surtout) de la propagande par l'image, et même des photos truquées (et de qu'on pourrait appeler des fake news, à base de photos pas toujours truquées, mais utilisées à contre sens). Un thème toujours d'actualité, et traité ici à partir du travail de deux photographes professionnels aux sensibilités politiques différentes. Le récit des événements est très clair, très détaillé. Il est illustré en grande partie par images tirées de films de fiction reconstituant les événements. Non identifiés (à part La Nouvelle Babylone (un muet soviétique) et la Commune -un court métrage de 1914). Aucune précision, sur le générique de fin, sur la provenance de ces images (je pense qu'il y a là-dedans des muets soviétiques autres que la Nouvelle Babylone, à côté de films d'autres provenances) La dernière partie fait une large place (en illustration sonore) à l'Internationale, que l'on entend quasiment en entier (càd au delà du premier couplet)/ Aucune allusion par contre au temps des cerises, vu maintenant (avec au départ l'accord de l'auteur) comme une évocation de la Semaine Sanglante. Pour l'anecdote, on y voit ma photo de profil.. il s'agit d'une image prise au tout début des événements, alors que les insurgés posaient fièrement (la technique de l'époque imposait d'ailleurs des temps de pose de environ une minute, ce qui bougeait devenant invisible à l'image). cadrage plus large que surmon exemplaire, un peu coupé sur les bords pour tenir dans l'article où je l'ai trouvé). Cette barricade, située en haut de la rue Ramponeau (Paris 20) passe pour être une des dernières à avoir tenu. Le film parle de la barricade de Ménilmontant,comme une des dernières, et semble confondre les deux endroits; mais c'est situé à environ deux stations de métro plus loin NB Le titre (et l'affiche) se rapporte en fait aux portraits de Communards réalisés après leur arrestation, sur demande des autorités.

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