Download in HD

Superman IV

Film de Sidney J. Furie Aventure, fantastique et science-fiction 1 h 30 min 24 juillet 1987

Lex Luthor, toujours décidé à anéantir Superman, décide de créer son propre super-héros. Cet androïde, né d'une mèche de cheveux de Superman et alimenté par l'énergie solaire, est une arme destinée à tuer. Il permettra ainsi à Lex Luthor de réaliser en toute liberté ses plans criminels.

Quand beaucoup se jettent sur Man Of Steel, d’autres se frottent à Superman IV, le vilain petit canard de la série, qui ne deviendra jamais un cygne. Voir Superman IV juste avant Man Of Steel permettrait d’ailleurs surement d’augmenter le plaisir qu’on prend à voir ce dernier, car Superman IV est non seulement le plus mauvais film de la franchise, c’est un mauvais film tout court, le réalisateur Sidney J. Furie ayant Max Pécas comme probable mentor.

Tout ou presque est à jeter mais comme il faut garder le meilleur pour la fin, il faut d’abord sauver de ce naufrage ce bon Gene Hackman qui aura, sur trois films, étalé son vrai talent comique avec un Lex Luthor truculent et flamboyant, à la fois lâche et arrogant, raffiné et grotesque. C’est un aristocrate des super-vilains, de ceux qui exécutent leurs adversaires avec un sourire sincère, ce type a le même problème avec Superman que Gargamel avec les Schtroumpfs. Face à lui Christopher Reeve fait son Superman habituel, bien qu’il soit meilleur en un Clark Kent maladroit et touchant. En Superman Girl on a droit cette fois à une Mariel Hemingway qui, si elle n’est pas une grande actrice, sait mettre en avant une plastique qui met Superman K.O. bien mieux qu’un uppercut de Zod. Voilà pour les bons côtés…

Superman IV est nul, catastrophique et surtout d’une niaiserie rare ! L’idée du film est à peu près : « La guerre c’est pas bien, les armes atomiques encore moins et les hommes doivent s’aimer les uns les autres. » Il y a un peu plus de 2 000 ans, il y en a un qui a tenté le coup du haut de sa montagne, on sait comment il en bavé le pauvre. Depuis le début, cette franchise ne se démarquait pas par ses idées révolutionnaires mais là, dans le genre consensuel, on touche le fond du slip rouge. Ajoutez à cela des effets spéciaux plus mauvais que lors du premier opus de 1978, mais vraiment très très mauvais, c’est bien simple je fais mieux avec mes films de vacances.

Il y a aussi un bon paquet de scènes grotesques qu’on ne voit pas, mais alors pas du tout venir ! Superman arrêtant un métro après une (tiens donc !) crise cardiaque du conducteur et qui ne peut pas s’empêcher de dispenser sa morale « le métro de la ville est sûr messieurs, dames », gavant. Le filet dans l’espace rempli de toutes les bombes atomiques de la planète et qu’il envoi ensuite dans le soleil tel un lanceur de poids vaut aussi son pesant de cahuètes ! Mais alors le top du top c’est quand même Mark Pillow en Nuclear Man, un nom qui fait peur !! Mais si ça fait peur…NUCLEAR MAN !!!!! Tu vois, t’as peur ! Cet acteur, dont la naissance et la tenue semblent très improbables a, sans le vouloir, inventé la mode des drags queen qui allaient sévir quelques années plus tard dans toutes les bonnes discothèques. Comparé à ce « truc », Schwarzenegger semble tout droit sorti de l’Actors Studio. Mais le fond ultime est atteint lors des « combats » entre Superman et Nuclear Man, impossibles à décrire, c’est moche, c’est lent et c’est risible.

Alors de deux choses l’une, ou on est un fan exigeant et à cheval sur les codes liés au personnage et on passe son chemin pour ne pas casser de colère son beau LCD tout neuf. Ou on accepte de se marrer franchement devant un Superman (comme devant Jaws III d’ailleurs) et il y a moyen de passer un bon moment en gardant une petite pensée pour ce bon Christopher Reeve qui n’a quand même pas été gâté sur la fin de sa vie. Sans compter qu’à la fin, en bon fan qui se respecte vous pourrez clamer : « Cette fois je les ai vraiment tous vus ! ».

streaming film complet